Diabolique selon les moralistes, nocive pour la santé selon les médecins, la mode des fards, aussi ancienne que le désir de réparer les outrages du temps, infeste la cour de Catherine de Médicis, avant que le siècle galant, portant aux nues rouge, noir et blanc, ne prohibe de fait larmes et embrassades auxquelles ne survivraient pas les visages « empastés ».
Selon l’auteur du livre d’Enoch, ce fut l’ange Azaël qui apprit l’art de se farder aux femmes avant le déluge. Chez les Hébreux, le fard le plus usité était le sulfure d’antimoine, ce minéral servant à peindre les sourcils, à tirer une ligne de noir au coin de l’œil, pour le faire paraître plus fendu, Job surnommant l’une de ses filles vase d’antimoine ou pot à mettre le fard...
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(Octobre/Novembre/Décembre 2006) de notre trimestriel LA FRANCE PITTORESQUE |
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 La France pittoresque N° 20 |
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