Temples du manuscrit, les monastères accompagnent les premiers pas de la reliure dont l’apparition est dictée par celle des livres carrés. En cuir ou en ivoire, elle se pare de pierres précieuses grâce aux orfèvres qui habillent les livres de luxe. Malmené par l’avènement de l’imprimerie, l’art du relieur connaît un second souffle grâce à Grolier, au XVIe siècle.
Pour « relier » les volumes (de volumen, rouleau) de papyrus autrefois en vogue, on fixait à une de leurs extrémités un petit bâton de bois léger, autour duquel la bande s’enroulait, et dont on garnissait les deux bouts de croissants ou de disques d’ivoire pour garantir les tranches. Le titre était écrit à l’encre rouge sur une bandelette attachée à l’une des tranches. A l’avènement, depuis Martial au moins (Ier siècle ap. J.-C.) des livres carrés...
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(Janvier/Février/Mars 2006) de notre trimestriel LA FRANCE PITTORESQUE |
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 La France pittoresque N° 17 |
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