Panier de
commande
Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Favoris

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
Magazine de la petite Histoire de France

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


 
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

Les écoles de Charlemagne. Anecdotes historiques - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > Anecdotes insolites > Ecoles de Charlemagne (Les)

Anecdotes insolites

Petite Histoire de France et anecdotes, brèves et faits divers insolites, événements remarquables et curieux, événements anecdotiques


Ecoles de Charlemagne (Les)
(D’après un article paru en 1836)
Publié le mardi 12 janvier 2010, par LA RÉDACTION

 
 

Ce ne fut pas seulement par les armes que Charlemagne combattit la barbarie ; elle était pour lui un adversaire constant et redoutable qu’il rencontrait partout aux frontières comme au sein même de ses vastes Etats.

Ce fut contre elle qu’il eut à lutter toute sa vie. Au milieu de ses guerres continuelles, dans l’intervalle de ses expéditions lointaines, il trouva le temps d’organiser un administration régulière et vigilante qui rétablit l’ordre dans son immense empire ; il y attira à grands frais les hommes renommés de tous les pays, et y fonda des écoles célèbres qui répandirent quelques lueurs au milieu des ténèbres de ce temps.

Mais on a répété trop souvent que ce grand homme était resté étranger aux sciences qu’il avait protégées, qu’il était dépourvu de toute instruction et n’avait pas même su lire. L’historien Eghinard, qui fut son secrétaire, assure qu’il avait au contraire étudié sous Pierre de Pise, sous Alcuin le Saxon, homme d’une science universelle et sous la direction duquel il donna beaucoup de temps et de travail à la rhétorique, à la dialectique, et surtout à l’astronomie. Il étudiait aussi le calcul et observait le cours des astres avec une curieuse et ardente sagacité. Il s’essayait à écrire, ajoute son historien, et portait d’habitude sous son chevet des tablettes, afin de pouvoir dans ses moments de loisir s’exercer à tracer des lettres ; mais ce travail ne réussit guère ; il l’avait commencé trop tard.

C’était un talent bien rare alors que celui d’écrire. Une de ses occupations favorites était de corriger les manuscrits. La veille de sa mort, il avait encore retouché soigneusement avec des savants grecs et syriens, les Evangiles de saint Marc, de saint Luc et de saint Matthieu. Passionné pour les cérémonies romaines et le chant grégorien, il s’appliquait à la musique sacrée avec la même ardeur ; il se piquait de faire sa partie au lutrin, chantant d’ordinaire à demi-voix et en coeur. Il instruisait les clercs lui-même et se montrait fort sévère pour les moindres fautes. Il donnait le signal, battait la mesure avec une baguette, et marquait d’ordinaire par un son guttural la fin de chaque morceau.

Charlemagne visitait souvent les écoles qu’il avait fondées, il interrogeait lui-même les élèves et lisait soigneusement leurs compositions. Voici ce qu’en rapporte le moine de Saint-Gall, annaliste latin du IXe siècle :

« Lorsqu’après une longue absence le roi victorieux revint en Gaule, il se fit amener les enfants qu’il avait confiés au docte Clément, et voulut examiner lui-même leurs lettres et leurs vers. Ceux de moyenne et de basse condition présentèrent des oeuvres au-dessus de toute espérance ; les nobles, d’insipides sottises. Alors le sage roi imitant la justice du juge éternel, fit passer à sa droite ceux qui avaient bien fait, et leur parla en ces termes : « Mille grâces, mes fils, de ce que vous vous êtes appliqués de tout votre pouvoir à travailler selon mes ordres et pour votre bien. Maintenant efforcez-vous d’atteindre à la perfection, et je vous donnerai de magnifiques évêchés et des abbayes, et toujours vous serez honorables à mes yeux. »

Ensuite il tourna vers ceux de gauche un front irrité qui troubla leurs consciences ; il leur lança avec ironie cette terrible apostrophe : « Vous autres, nobles, vous, fils des grands, délicats et jolis mignons, fiers de votre naissance et de vos richesses, vous avez négligé mes ordres, et votre gloire, et l’étude des lettres, vous vous êtes livrés à la molesse, au jeu, et à la paresse ou à de frivoles exercices. »

Après ce préambule, levant vers le ciel sa tête auguste et son bras invincible, il fulmina son serment ordinaire : « Par le roi des cieux, je ne me soucie guère de votre noblesse et de votre beauté, quelque admiration que d’autres aient pour vous ; et tenez ceci pour dit, que si vous ne réparez par un zèle vigilant votre négligence passée, vous n’obtiendrez jamais rien de moi. » »

 

 


  Pas de commentaires

 Réagir à cet article

 

 

 
 

 

 Jean de l'Ours, personnage mythique alimentant les contes populaires ?
 
 Hôtellerie et restauration jadis : de l'auberge du Moyen Age au grand restaurant du XIXe siècle
 
 L'étatisme coupable : la France en meurt et le système politique en vit
 
 Ponctuation : art incontournable, non immuable et révélant le génie des écrivains
 
 Un monde aux valeurs inversées
 
 MAGAZINE N°41 > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Il n'y a pas de si petit métier qui ne nourrisse son maître
 
 C’est un rossignol d'Arcadie
 
MANIFESTATIONS
 Fête de la Nature, du 22 au 26 mai 2013
 
 
 
 


Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 2 : L’essai mérovingien
Scandale de la dette publique
Scandale de la dette publique, ou la spoliation des peuples avec l’assentiment des Etats
14 juillet 1789 : prise de la Bastille et mensonge historique
Contrairement à la légende des manuels, la prise de la Bastille n’est pas un haut fait d’armes
Histoire de France (Bainville)
CHAPITRE 1 : Pendant 500 ans la Gaule partage la vie de Rome
+ de vidéos "Histoire France"+ de vidéos "Patrimoine"

 


Les plus récents
 
 Divinations singulières par la langue, les ongles, les prénoms, l'usure des souliers
 
 Femmes à l'Académie française : suggestion ironique pour résoudre une question faisant débat
 
 Falots des Rois à Bernay (Tentative d'interdiction des)
 
 Vigueur en dragées grâce à la Caféine granulée Houdé
 
 
Et puis aussi...
 
 Antipathies (Singulières)
 
 Condamnation d'un hermaphrodite au XVIIIe siècle
 
 Paille (La) et la poutre : une illustration explicite du proverbe biblique
 
 Détection précoce de la délinquance : on y songeait au XIXe siècle
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 249 ARTICLES

 

 

 


 
Pinterest FrPittoresque

 


 

 

 

     

 
 
Copyright © 1999-2013 E-PROD
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour Internet Explorer et Firefox
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
Expression Apothicaire sans sucre Expression Serir de Triboulet 3 novembre 4 novembre 5 novembre 6 novembre 7 novembre 8 novembre 9 novembre
10 novembre 11 novembre 12 novembre 13 novembre 14 novembre 15 novembre 16 novembre 17 novembre 18 novembre 19 novembre 20 novembre
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Blog

Facebook

Google +

Twitter

Pinterest

Second Life

YouTube

Paris pittoresque

Prénoms

Citations latines