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15 août 1769 : naissance de Napoléon Bonaparte - Histoire de France et Patrimoine


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Éphéméride, Calendrier

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15 août 1769 : naissance
de Napoléon Bonaparte
Publié / Mis à jour le mercredi 15 août 2012, par LA RÉDACTION



 

« La Corse, dit un historien de l’ancienne Rome, est une terre âpre et montagneuse et presque partout impraticable ; elle nourrit un peuple qui lui ressemble. Les Corses, sans aucune civilisation, sont, à peu de chose près, plus indomptés que les bêtes sauvages. Emmenés en captivité, à peine s’ils s’adoucissent dans les fers. Au contraire, soit horreur du travail ou de l’esclavage, ils s’arrachent la vie ; soit opiniâtreté ou stupidité, ils sont insupportables à leurs maîtres. »

Dans ce passage, tant de fois cité, Tite-Live faisait, sans le savoir, un bel éloge des Corses et une vive satire des Romains. Quand les Romains disaient qu’ils ne voulaient pas des Corses pour esclaves, cela signifiait sans doute que les Corses ne voulaient pas des Romains pour maîtres.

Maison natale de Napoléon Bonaparte
Maison natale de Napoléon Bonaparte
Toutefois cette île, que le caractère de ses habitants semblait devoir garantir de la conquête, la subit plusieurs fois dans les temps les plus reculés et les plus modernes. L’histoire de ses vicissitudes se trouve rappelée à l’époque de sa soumission à la France (13 juin 1769). Deux mois et deux jours après cet événement, naquit dans son sein l’homme que son génie appelait à dominer la France et l’Europe.

Les ancêtres de cet homme extraordinaire, inscrits sur le livre d’or à Bologne, comptés à Florence parmi les patrices, avaient joué un rôle important, surtout à Trévise. Pendant les guerres civiles d’Italie, attachés au parti des Gibelins, chassés de Florence par les Guelfes, ils vinrent se réfugier en Corse, au commencement du quinzième siècle, et fixer leur résidence à Ajaccio. Le temps amena des alliances entre eux et les Colonna, les Bozi, les Durazzo de Gênes ; ils s’attachèrent également aux premières familles de l’île de Corse ; ils y acquirent des propriétés et une grande influence.

Mais cette illustration, ces propriétés, cette influence ne contribuèrent nullement à la fortune ni à la gloire de Napoléon : aussi s’en montra-t-il toujours fort peu jaloux. Sous le consulat, un généalogiste ayant publié un ouvrage dans lequel il rattachait la famille Bonaparte à d’anciennes royautés du Nord, le premier consul fit persifler dans les journaux cet essai de flatterie, en déclarant que sa noblesse ne datait que de Montenotte et de Millesimo. Quand l’empereur François, dont il était devenu le gendre, ayant fait faire des recherches sur ses ancêtres, vint lui dire, avec un sentiment de satisfaction et d’orgueil, que les Bonaparte avaient été souverains à Trévise, Napoléon lui répondit en souriant qu’il aimait mieux être le Rodolphe d’Habsbourg de sa famille.

Charles Bonaparte, père de Napoléon, avait étudié le droit à Rome et à Pise : doué d’une figure agréable, d’une éloquence vive et naturelle, d’un caractère énergique, il se signala par son patriotisme et son dévouement dans la guerre d’indépendance que la Corse soutint contre Gênes. A l’âge de vingt ans, au moment où la consulte extraordinaire de la Corse proposait de se soumettre à la France, il prononça un discours qui enflamma tous les esprits. Lorsque l’île fut conquise, il voulut accompagner Paoli dans son émigration ; mais son oncle, l’archidiacre Lucien, qui exerçait l’autorité d’un père sur toute la famille, le força de revenir.

La femme de Charles Bonaparte, Letizia Ramolini, passait pour l’une des plus belles femmes de son temps. Non moins courageuse que son époux, elle le suivit souvent à cheval, et partagea les périls de ses expéditions. Elle était enceinte de Napoléon, à l’époque de la bataille de Ponte-Novo, gagnée par les Français en juin 1769. Alors elle se trouvait à Corte, siège du gouvernement de Paoli, chez les Arrighi, parents de Charles Bonaparte. A la suite de cette affaire, qui décida du sort du peuple corse, elle alla chercher un asile dans les montagnes de la Ronda, d’où elle revint à Ajaccio.

Le 15 août, jour de l’Assomption, elle voulut aller à la messe, à cause de la solennité de la fête : mais elle fut obligée de retourner chez elle, et, n’ayant pu atteindre sa chambre à coucher, elle déposa, sur un de ces tapis représentant les héros d’Homère, un fils qu’on appela Napoléon, en mémoire d’un Napoléon des Ursins, célèbre en Italie.

Napoléon Bonaparte naquit donc à Ajaccio le 15 août 1769. Son enfance ne révéla point ses grandes destinées : lui-même a dit : « Je n’étais qu’un enfant obstiné et curieux. » A ces deux traits distinctifs il faut ajouter une extrême vivacité d’esprit et une sensibilité précoce. Il avait acquis sur son frère aîné Joseph un ascendant complet : personne ne lui imposait, excepté sa mère, qui savait se faire craindre, aimer et respecter. En 1779, Charles Bonaparte, envoyé à Versailles comme député de la noblesse des Etats de la Corse, emmena avec lui son fils Napoléon, âgé de dix ans, et sa fille Elisa. La politique de la cour de France ouvrait les écoles royales aux enfants des familles nobles de la nouvelle conquête : Elisa fut placée à Saint-Cyr et Napoléon à Brienne.

Chaules Bonaparte mourut d’un squirre à l’estomac, à l’âge de trente-huit ans. Son voyage à Paris lui avait procuré quelque soulagement ; mais il succomba plus tard à Montpellier, et fut enterré dans un des couvents de cette ville. Lorsque Napoléon parvint au consulat, la ville de Montpellier le fit prier de permettre qu’on élevât un monument à la mémoire de son père ; il refusa en disant : « Ne troublons point le repos des morts ; laissons en paix leurs cendres : j’ai perdu aussi mon grand-père, mon arrière-grand-père, pourquoi ne ferait-on rien pour eux ? Mais cela mène loin. Si c’était hier que j’eusse perdu mon père, il serait naturel et convenable que j’accompagnasse mes regrets de quelque haute marque de respect ; mais il y a vingt ans : cet événement est étranger au public ; n’en parlons plus. »

A la mort de Charles Bonaparte, l’archidiacre Lucien se chargea de le remplacer : ses soins et ses économies rétablirent les affaires de la famille, que le luxe de Charles avait fort dérangées. Ce second chef de la famille Bonaparte vécut encore assez long-temps : à son lit de mort, il parut avoir deviné l’avenir de Napoléon, car il dit aux jeunes Bonaparte, qui l’entouraient : « Il est inutile de songer à la fortune de Napoléon, il la fera lui-même. Joseph, tu es l’aîné de la famille, mais Napoléon en est le chef : aie soin de t’en souvenir. » Joseph s’en souvint, et jamais dernière volonté d’un mourant ne fut plus fidèlement exécutée.

A l’école de Brienne, le jeune Napoléon se montra doux, tranquille, plein d’ardeur pour l’étude : un seul trait indiquera la susceptibilité de son amour-propre. Un jour, pour un léger manque de subordination, le maître de quartier, homme brutal et inhabile à distinguer les nuances des caractères, condamna Napoléon à porter l’habit de bure, et à dîner a genoux à la porte du réfectoire. La fierté de l’enfant ne put supporter cette espèce de déshonneur : le moment de l’exécution fut celui d’une violente crise nerveuse. Heureusement le père Patrault, son professeur de mathématiques, accourut l’arracher au supplice, se plaignant qu’on dégradât ainsi son meilleur mathématicien.

A l’âge où l’enfance cesse, et où la virilité commence, Napoléon devint morose, sombre : il poussa jusqu’à l’excès la passion de la lecture. Ses professeurs le vantaient comme un des meilleurs sujets de l’école. Pichegru, si célèbre depuis, était alors son maître de quartier et son répétiteur pour l’arithmétique. Il conserva toujours présents les souvenirs de son ancien élève ; car, lorsqu’il se fut livré au parti royaliste, et qu’on le consulta pour savoir si l’on ne pourrait aller jusqu’au général en chef de l’armée d’Italie : « N’y perdez pas votre temps, répondit-il ; je l’ai connu dans son enfance ; ce doit être un caractère inflexible : il a pris un parti, il n’en changera pas. »

Taciturne et pensif, Napoléon s’associait rarement aux jeux de ses camarades. S’y mêlait-il par hasard ? à l’instant il en devenait le chef et le héros : il déployait toutes les ressources de l’art militaire, soit comme ingénieur, soit comme général, tantôt pour l’attaque, tantôt pour la défense : il ne montrait pas moins d’aptitude à l’exécution qu’au commandement.

Bonaparte resta à Brienne jusqu’à l’âge de quatorze ans. En 1783, le chevalier de Kéralio, inspecteur des douze écoles militaires, et qui avait conçu pour cet élève une affection toute particulière, lui accorda une dispense d’âge et même une faveur d’examen pour être admis à l’école de Paris ; car Napoléon n’avait fait de progrès que dans l’étude de l’histoire et des mathématiques, et les moines de Brienne voulaient le garder encore une année pour le perfectionner dans la langue latine. Non, dit M. de Kéralio, j’aperçois dans ce jeune homme une étincelle qu’on ne saurait trop cultiver.

Un recueil manuscrit, qui a appartenu au maréchal de Ségur, alors ministre de la guerre, renferme la note suivante : « Ecole des élèves de Brienne. Etat des élèves du roi, susceptibles par leur âge d’entrer au service ou de passer à l’école de Paris ; savoir : M. de Bonaparte (Napoléon), né le 15 août 1769, taille de quatre pieds dix pouces dix lignes ; a fait sa quatrième ; de bonne constitution, santé excellente ; caractère soumis, honnête et reconnaissant ; conduite très régulière ; s’est toujours distingué par son application aux mathématiques ; il sait très passablement son histoire et sa géographie ; il est assez faible dans les exercices d’agrément et pour le latin, où il n’a fait que sa quatrième ; ce sera un excellent marin ; mérite de passer à l’école de Paris. » Le rédacteur de cette note mourut presque aussitôt ; mais M. de Regnault, son successeur, en adopta le sens, et décida l’admission de Bonaparte à l’école militaire de Paris.

Là, comme à Brienne, la supériorité du jeune élève resta la même : ses méditations étaient profondes, ses conceptions fortes. Son professeur d’histoire, M. de l’Eguille, le désignait ainsi dans ses notes : Corse de nation et de caractère, il ira loin, si les circonstances le favorisent. Domairon, qui lui enseignait les belles-lettres, appelait énergiquement ses amplifications du granit chauffé au volcan. Le seul professeur qui n’en fût pas satisfait, était un M. Bauer, lourd maître d’allemand, qui jugeait Napoléon incapable d’apprendre quelque chose, parce qu’il ne faisait aucun progrès dans cette langue.

Charles Bonaparte
Charles Bonaparte
Napoléon venait d’accomplir sa seizième année, lorsque le succès de son examen à l’Ecole militaire de Paris lui ouvrit la carrière militaire. Son brevet de lieutenant en second dans le régiment d’artillerie de La Fère portait la date du 1er septembre 1785. Il se disposait à aller rejoindre son régiment ; mais un nouveau brevet de lieutenant en premier, dans le régiment de la même arme résidant à Valence, changea sa direction. Au lieu de tourner ses pas vers la Champagne, il se rendit en Dauphiné.

Durant le premier hiver qu’il y passa, il eut pour camarades et pour amis Lariboissière et Sorbier, qu’il nomma depuis inspecteurs-généraux de l’artillerie ; d’Hédouville cadet, que l’on vit ministre plénipotentiaire à Francfort ; Mallet, le frère de celui qui conspira et périt en 1813 ; Mabille. qui, de retour de l’émigration, fut placé dans les postes ; Rolland de Villarceaux, depuis préfet de Nîmes, et Bussy, qui fut son aide-de-camp en 1814. Mais son confident le plus intime était Demazzis cadet, avec lequel il s’était trouvé à l’Ecole militaire : sous l’empire, il lui confia le garde-meuble de la couronne.

A son entrée dans le monde, le caractère de Napoléon subit un nouveau changement : de silencieux et de sombre il devint aimable et enjoué. L’officier d’artillerie n’eut donc pas de peine à plaire ; et l’éclat de sa conversation contribua encore à le faire rechercher. A cette époque, il y avait à Valence une femme qui, bien qu’âgée de cinquante ans, régnait dans la ville par l’ascendant que donne le mérite. Madame Du Colombier présenta Napoléon dans les meilleures sociétés, et seconda la destinée de son protégé, en le plaçant dès lors dans une situation supérieure à sa fortune. Deux jeunes personnes attiraient tous les hommages et se partageaient tous les cœurs : c’étaient mademoiselle de Laurancin et mademoiselle Saint-Germain, devenue ensuite madame de Montalivet.

Mais Napoléon n’avait de goût que pour mademoiselle Du Colombier, qui, de son côté, n’était pas insensible aux soins du jeune officier d’artillerie. C’était leur première inclination, mais aussi pure, aussi innocente qu’elle pouvait l’être à leur âge, et avec l’éducation qu’ils avaient reçue. Le bruit courut plus tard que madame du Colombier avait projeté un mariage, mais que son mari s’y était opposé, en alléguant que les deux époux se nuiraient l’un à l’autre, tandis qu’ils devaient faire fortune, chacun de leur côté. Ce bruit n’avait aucun fondement réel.

Napoléon, allant se faire couronner roi d’Italie, passa par Lyon et y retrouva mademoiselle du Colombier, devenue madame du Bressieux. Il la revit avec grand plaisir, et souscrivit à toutes les demandes qu’elle lui adressa pour son mari. Il la plaça elle-même comme dame d’honneur chez une de ses sœurs. Quant à madame du Colombier, elle mourut au commencement de la révolution française ; à son lit de mort, on lui avait entendu dire que, s’il n’arrivait aucun malheur au jeune Napoléon, il jouerait infailliblement un grand rôle.

Quels que fussent les agréments que la société de Valence procurât au jeune officier d’artillerie, ils ne lui firent jamais négliger les devoirs du service, ni des occupations plus sérieuses. Il avait adressé le commencement d’une histoire de Corse au fameux abbé Raynal, qui l’engagea fortement à continuer ce travail. En 1786, sur la demande de ce même abbé, l’académie de Lyon avait mis au concours la question suivante : Quels sont les principes et les institutions à inculquer aux hommes pour les rendre le plus heureux possible ? Napoléon concourut sous le voile de l’anonyme et remporta le prix. Son discours, découvert dans les archives de l’Académie par les recherches de M. de Talleyrand, ministre des relations étrangères sous le consulat, fut remis par lui à Napoléon, qui le jeta au feu.

Probablement le futur empereur n’était pas d’accord avec l’ex-lieutenant sur le genre d’institutions le plus propre à fonder le bonheur des hommes. Mais son frère Louis avait eu le temps de prendre copie de ce mémoire, récemment publié par le général Gourgaud. « Le style, dit M. de Norvins, en est original, quelquefois brillant. L’auteur passe avec une facilité singulière de la discussion austère du moraliste à l’entraînement de l’âme la plus tendre pour ses semblables. Ce petit ouvrage est un monument précieux de sa jeunesse, et pouvait peut-être annoncer une toute autre carrière que celle des armes. »

Napoléon fit aussi, à cette même époque, le voyage sentimental au mont Cenis, avec son fidèle Demazzis, qui ne le quittait jamais : il avait commencé la relation de ce voyage, qu’il voulait écrire dans le genre de Sterne ; mais il ne tarda pas à y renoncer. Les circonstances et la réflexion modifièrent singulièrement le caractère de Bonaparte ; son style devait s’en ressentir : il devint serré, laconique, après avoir péché longtemps par la diffusion et l’emphase.

Durant son séjour à Valence, Bonaparte courut pour la première fois le danger de la vie. En se baignant dans le Rhône, les forces lui manquèrent, le courant l’entraîna et il disparut. Heureusement ses camarades accoururent à son secours, le saisirent aux cheveux, et le ramenèrent sur le rivage. Rendu à lui-même par les soins qu’on s’empressa de lui prodiguer, il avoua qu’il avait senti l’existence lui échapper, et qu’il s’était cru au moment de faire ses adieux au monde.

Bonaparte touchait à sa vingtième année, et résidait encore à Valence, lorsque le cri de liberté se fit entendre dans toute la France. Un esprit de la trempe du sien ne pouvait méconnaître l’importance d’un tel événement. Tout entier à l’observation, à la méditation, il parlait peu et gardait une contenance encore plus sévère que de coutume. La manie de l’émigration se répandit bientôt parmi les officiers de la garnison de Grenoble : Bonaparte prit le parti de la révolution, et son exemple influa puissamment sur ses frères d’armes. Pendant toute la session de l’Assemblée constituante, il se montra patriote aidant et zélé : mais ses idées, ses opinions s’ébranlèrent sous l’Assemblée législative.

Au commencement de 1792, Bonaparte fut nommé capitaine d’artillerie. Voulant voir les choses de près, il vint à Paris, et fut témoin des fameuses journées du 20 juin et du 10 août. Vers cette époque, la situation de la Corse offrait des dangers à toutes les familles dont on connaissait l’attachement à la France. Bonaparte, inquiet pour la sienne, obtint un congé, et se rendit à Ajaccio. La terreur y régnait. Paoli, ce vieillard qui jusqu’alors avait combattu pour l’indépendance de son pays, Paoli cherchait à livrer la Corse aux Anglais, dont les troupes avaient déjà débarqué dans l’île.

Les patriotes corses opposèrent de la résistance : on organisa des bataillons de gardes nationales ; Bonaparte en commanda une partie et combattit à leur tête. Paoli et les Anglais l’emportèrent, et brûlèrent Ajaccio. La maison de Bonaparte fut incendiée. Alors eut lieu cette grande émigration de Corses, qui se jetèrent à la hâte sur toute la côte de la Méditerranée. La famille Bonaparte, qui avait constamment refusé d’embrasser le parti des Anglais, fut aussi forcée de gagner le continent ; elle vint se fixer à Marseille ; Napoléon partit aussitôt pour Paris ; il y arriva au moment où Toulon venait de tomber en la puissance des Anglais.

Au point où nous avons conduit la vie de Bonaparte, un autre ordre de faits commence : le jeune homme fait place au grand homme : l’homme privé disparaît devant l’homme de la France et du siècle. La reprise de Toulon (1793) ouvre cette période de victoires, de grandeurs et de misères, qui remplissent près de trente années, et dont chaque événement mérite d’être traité à part. Le lieutenant en second devait s’élever, par son génie, jusqu’au premier trône du monde : il devait en tomber par ses fautes, et au bout d’une si prodigieuse destinée, la captivité, la mort l’attendaient à Sainte-Hélène.




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