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Histoire du costume, costumes anciens : onzième siècle (XIe) - Histoire de France et Patrimoine


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Mode, Costumes

Variations des costumes depuis les Gaulois jusqu’au XIXe siècle. Histoire du costume, vêtement, coiffures, chaussures. Mode vestimentaire


XIe siècle (Costumes au)
(D’après un article paru en 1843)
Publié / Mis à jour le dimanche 17 janvier 2010, par LA RÉDACTION


 

Quelques antiquaires ont pensé que toutes les statues de type uniforme et d’époque à peu près contemporaine qui décoraient les portails de Saint-Germain-des-Prés, de l’abbaye de Saint-Denis, des cathédrales de Paris et de Chartres, des églises de Sainte-Marie de Nesle, de Sainte-Bénigne de Dijon et de Notre-Dame de Corbeil, etc., portaient le costume exact de l’époque où elles furent exécutées, c’est-à-dire des onzième et douzième siècles. Ces savants ont été plus loin encore : posant en fait que ce costume royal était de tradition, ils en ont conclu qu’il représentait encore assez fidèlement le costume de l’époque mérovingienne. D’autres antiquaires ont fermement cru que non seulement ce costume ne pouvait pas s’appliquer avec vraisemblance aux monarques de l’époque mérovingienne, mais même qu’il ne reproduisait que d’une manière fort infidèle celui des monarques sous le règne desquels les artistes avaient travaillé.

Seigneur et dame noble, d'après Herbé et Viel-Castel
Seigneur et dame noble,
d’après Herbé et Viel-Castel
Quoi qu’il en puisse être, on doit remarquer que, dans les monuments dont il s’agit, le costume est à peu près conforme à celui qu’on trouve sur tous les autres monuments de la même époque, sculptures, sceaux ou miniatures.

Costumes de femmes
Les femmes de distinction portaient habituellement le voile et le manteau. Ce voile, qu’on rencontre sur toutes les miniatures du huitième au douzième siècle, s’appelait dominical, parce que les femmes s’en paraient principalement le dimanche pour aller à l’église. Les statuts synodaux enjoignaient fréquemment aux femmes d’avoir leur dominical sur la tête, quand elles se préparaient à communier ; celles qui ne l’avaient pas étaient obligées d’attendre au dimanche suivant ; les femmes devaient en outre tenir un bout de ce voile dans la main pour recevoir l’Eucharistie. Leurs fronts étaient aussi parfois ornés de bandeaux de pierreries, ou de couronnes de roses, ou de résilles d’or. A la promenade, les femmes nobles portaient une canne surmontée d’un oiseau de même que les seigneurs tenaient souvent un faucon sur le poing.

Artisans, ouvriers et bourgeois, d'après Beaunier et Mifliez
Artisans, ouvriers et bourgeois,
d’après Beaunier et Mifliez
Dans un manuscrit du onzième siècle, une femme représentée un cierge à la main, est vêtue d’un accoutrement singulier qui semble indiquer un costume de voyage : sur une tunique à larges manches, qui en recouvre une autre à manches étroites, elle porte un ample voile enveloppant la tête, et, par dessus le tout, un manteau à capuchon agrafé sur le devant de la poitrine. Ce dernier vêtement, qui rappelle l’antique manteau des Gaulois, le bardocuculle, aussi bien que la chape que l’on portait au Moyen Age, a été pris par quelques auteurs pour la gausape, espèce de manteau commun aux hommes et aux femmes, et sur lequel Du Cange ne fournit que des renseignements assez vagues.

Costumes d’artisans
Dans un autre manuscrit du même siècle, des laboureurs et artisans ne portent, pour tout vêtement, que le sagum, et ont les jambes entièrement nues ; d’autres sont chaussés et portent en outre les grègues (tibialia ou femoralia), espèce de caleçon dont les deux parties, quelquefois séparées, s’attachaient à la ceinture.

Costumes militaires, d'après Montfaucon et Willemin
Costumes militaires, d’après
Montfaucon et Willemin
Costumes militaires
Les boucliers éprouvèrent, vers la fin du onzième siècle, une véritable révolution dans leur forme. Jusqu’alors les Français avaient conservé en grande partie l’équipement militaire qu’ils avaient reçu des Romains. Ainsi, dans les miniatures des Bibles de Charles-le-Chauve, tous les soldats sont vêtus et armés à la romaine ; ils portent le bouclier circulaire ou ovale, plus ou moins bombé, et présentant à son centre une protubérance que l’on appelait umbo.

Vers le milieu du onzième siècle, au contraire, on voit apparaître le bouclier de forme très allongée, arrondi par en haut, pointu par en bas. On l’a très bien caractérisé en le comparant à un cerf-volant. Quelle que fût son origine, qu’elle vînt du Danemark ou de la Sicile, cette forme de bouclier, à la fin du onzième siècle, avait à peu près prévalu sur toutes les autres.

Ce bouclier se portait tantôt au bras, à l’aide de deux courroies qui servaient à le saisir, tantôt suspendu au cou à l’aide d’une courroie beaucoup plus longue qui se passait en écharpe. On ne peut douter qu’il ne fut en bois recouvert de cuir, mais, pour qu’il eût plus de résistance, il était non seulement cerclé de bandes de métal, mais encore, dans la plupart des cas, renforcé de lames qui, partant du centre, se divisaient en rayons à sa surface et y figuraient une espèce d’étoile. Les plus simples de ces boucliers étaient plats, les plus travaillés étaient bombés, cintrés, et quelquefois courbés en demi circonférence. Souvent ils étaient richement peints de couleurs tranchantes et variées, avec des figures, des emblèmes de toute espèce.

Pierre l'Ermite prêchant la première croisade. Composition de Wattier.
Pierre l’Ermite prêchant la première croisade.
Composition de Wattier.
Prédication de la première croisade
Le plus mémorable événement du onzième siècle fut sans contredit l’entreprise de la première croisade. L’ermite Pierre avait parcouru une grande partie de la chrétienté, racontant partout les misères des fidèles de la Palestine, et partout invoquant pour eux la pitié de leurs frères d’Occident. L’Europe et en particulier la France étaient donc déjà toutes pleines de l’esprit des croisades, lorsque le pape Urbain II convoqua le concile de Clermont, en Auvergne (novembre 1095). La voix du pontife eut un prodigieux retentissement. Treize archevêques, deux cent vingt-cinq évêques, un nombre presque égal d’abbés mitrés, avec plusieurs milliers de chevaliers et une foule innombrable d’hommes et de femmes de toute condition, accoururent, au coeur de l’hiver, sous le ciel rigoureux de l’Auvergne, attendant impatiemment la proclamation de la guerre sainte.

L’ermite Pierre redit alors à cette multitude immense ce qu’il avait dit séparément à la plupart d’entre eux dans leurs châteaux ou leurs chaumières. Il exalta puissamment les imaginations par le tableau pathétique des outrages et des persécutions prodigués par les musulmans aux fidèles qui habitaient près des saints lieux ou aux pèlerins qui les visitaient. Ce ne fut alors qu’un seul cri ; Dieu le veut ! Dieu le veut ! Clercs et laïques, seigneurs et humbles vassaux, tous s’empressèrent de donner leurs noms à la milice sainte, et de s’enrôler pour le grand passage ; tous marquèrent leurs épaules du signe sacré de la croix et prirent de là le nom de croisés.




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