Catalogue de nos
PUBLICATIONS
Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie

AJOUTER

Favoris

Fil RSS

Facebook

Google +

Twitter

Blog

Videos
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme

« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


Vieux métiers, métier ancien : apothicaires au XVIIe siècle, apothicaire dix-septième siècle - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > Métiers anciens / oubliés > Apothicaires au XVIIe siècle

Métiers anciens / oubliés

Histoire des métiers, origine des corporations, statuts, règlements, us et coutumes. Métiers oubliés, raréfiés ou disparus de nos ancêtres.


Apothicaires au XVIIe siècle
(Récit paru au XIXe siècle)
Publié le jeudi 14 janvier 2010, par LA RÉDACTION


 
 

La gravure ci-dessous représente la statue en bois d’un pileur qui formait l’angle d’une maison aujourd’hui détruite, située autrefois près de la place Sainte-Croix, à Nantes. La construction de cette maison était postérieure au règne de la duchesse Anne. Le rez-de-chaussée était une apothicairerie, à laquelle le pileur servait d’enseigne.

Un Pileur, enseigne d'une ancienne boutique d'apothicaire
Un Pileur,
enseigne d’une
ancienne boutique
d’apothicaire
Les anciens habitants se rappellent encore parfaitement l’aspect de cette boutique d’apothicaire. Le devant de la maison n’était pas plus fermé que celui de beaucoup de petits magasins d’épiceries en province. Une demi-porte de deux pieds de large, s’ouvrant en dedans, donnait accès dans une chambre un peu noire. Des deux côtés il y avait deux comptoirs se faisant face. De grands pots en terre bleue, consacrés à la thériaque et à l’électuaire appelé mithridate, ornaient la devanture. L’un des comptoirs était entouré d’un châssis vitré ; c’était là que se tenait la maîtresse de la maison. Au-dessus de l’autre se trouvait suspendu un étui tel qu’il en existe encore un de cette époque dans la ville de Nantes : il contenait une seringue des canules et des pistons de rechange. Cet instrument, qu’une bandoulière suspendait au cou, était celui que l’apothicaire emportait en ville. Les poutres de la boutique étaient garnies de pièces curieuses d’histoire naturelle, telles que lézards empaillés, oeufs d’autruche, serpents de toute espèce.

Les poteries n’avaient aucune ressemblance avec nos poteries actuelles. Le fond était garni de burettes à anche ; elles servaient à mettre les sirops. Les étiquettes étaient peintes sur faïence ; on y lisait : Syrop alexandrin, Syrop de rhubarbe, Syrop de tortue ; celui-ci avait beaucoup de vogue. A cette époque, le sirop de Maloët était très employé contre les toux, les catarrhes ; il a été ressuscité depuis, après un oubli de longue durée, sous le nom de sirop antiphlogistique.

Des deux côtés de l’apothicairerie on voyait des bocaux semblables à ceux qui garnissent actuellement l’intérieur de nos pharmacies ; seulement, au lieu des nouvelles étiquettes on lisait sur les bocaux : Yeux d’écrevisses, Ecailles d’huîtres, Coquilles d’oeufs, Vipères, Cloportes. Ces bocaux étaient les uns très petits, et les autres très grands. L’un d’eux était étiqueté Fragments précieux, et contenait des grenats, des émeraudes, des topazes, le tout en fragments assez petits pour ne pas être employés en bijouterie. Ces substances entraient dans la composition d’un fameux électuaire, qui, si nôtre mémoire est fidèle, s’appelait électuaire d’Hyacinthe. Il est encore employé aujourd’hui, mais réformé.

L’apothicaire était un vrai caméléon. On le voyait tantôt dans sa boutique, le tablier vert passé devant lui, une paire de ciseaux pendue au côté, le gilet rond sous le tablier. Il était l’homme important du quartier : c’était lui qui mettait le voisinage au courant des nouvelles du château et de l’évêché, ainsi que des décisions de la communauté des bourgeois. Tantôt en frac noir, l’épée au côté s’il avait l’honneur d’être l’apothicaire du gouverneur de Bretagne, ayant dans la poche le petit poêlon d’argent à manche d’ébène, il allait dans les maisons qui la veille l’avaient fait prévenir pour préparer sur place la fameuse médecine noire, indispensable à la santé de nos pères, et dont ils regardaient l’usage comme devant être éternel.

 

 

 

 

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France

Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !

 

 
 

 

 Comment son interdiction assura à la pomme de terre son essor
 
 Seine (La) : oeuvre d'un saint ou fille de Bacchus ?
 
 Argot ancien et moderne : monde étrange d'une extraordinaire richesse
 
 L'heure à travers le temps : vie rythmée par le soleil et division d'une journée en 24 heures
 
 « L'État m'a tuée » ou la France en souffrance
 
 L'ENCYCLOPÉDIE du temps jadis
    > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Jurer une chose sur l'étiquette du sac
 
 Il faut casser le noyau pour avoir l'amande
 
MANIFESTATIONS
 Rallye Tintin : des passionnés d'automobile en route pour le château de Moulinsart
 
 Lumière ! Le cinématographe réinventé au Grand Palais
 
 
 
 


Duc d’Anjou (roi Louis XX)
L’héritier du trône de France s’exprime au sujet de la découverte de la tête d’Henri IV
Louis XVII : roi martyr emprisonné au Temple
Itinéraire d’un enfant que la République a voulu corrompre puis a délibérément tué
Temps de travail au Moyen Age
Nos ancêtres n’étaient pas les brutes de travail qu’on imagine : ils avaient 190 jours de congés par an
Scandale de la dette publique
Scandale de la dette publique, ou la spoliation des peuples avec l’assentiment des Etats
+ de vidéos "Histoire France"+ de vidéos "Patrimoine"

 


Les plus récents
 
 Première femme dentiste : événement dans l'art dentaire en 1740
 
 Médecins de campagne d'hier et d'aujourd'hui
 
 Protection du travail (hygiène, repos...) dans les corporations de l'Ancien Régime
 
 Avocat : par les honneurs alléché, le prétendant à la profession pourrait bien déchanter
 
 
Et puis aussi...
 
 Fripiers, chinchers, brocanteurs de Rouen
 
 Alchimistes du début du XXe siècle et pierre philosophale
 
 Coiffeur, un métier où l'on risque parfois sa tête
 
 Monnayeurs
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 61 ARTICLES

 

 


 
Pinterest FrPittoresque

 


 

 

 

     

 
 
Copyright © 1999-2015 E-PROD
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842. N° Siret 481 246619 00011. Code APE 913E

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI, la SGDL et l'APP (infos légales)
 
Audité par Xiti et Hit-Parade | Optimisé pour Internet Explorer et Firefox
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
 
 
Librairie : contes et légendes Librairie : coutumes et traditions Librairie : vie d'antan
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Encyclopédie

Blog

Facebook

Google +

Twitter

Pinterest

Tumblr

YouTube

Paris pittoresque

Prénoms

Citations latines

Contacts, Publicité, Services