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13 septembre 1515 : bataille de Marignan - Histoire de France et Patrimoine


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13 septembre 1515 : bataille de Marignan
Publié / Mis à jour le jeudi 8 septembre 2016, par LA RÉDACTION



 

Le roi François Ier, voulant reconquérir le Milanais perdu par Louis XII, et l’arracher encore à cette malheureuse maison des Sforce, entre en Italie aussi rapidement que ses prédécesseurs. Il avait pour lui les Vénitiens, qui voulaient reprendre le Véronais sur l’empereur, et contre lui le pape Léon X ; mais les plus dangereux ennemis du roi étaient les Suisses, irrités contre la France depuis leur querelle avec Louis XII, et qui prenaient alors le titre de défenseurs des papes. Le roi, qui marchait à Milan, négociait toujours avec eux. Ils l’amusèrent de vaines promesses , jusqu’à ce qu’ayant su que la caisse militaire de France était arrivée, ils crurent pouvoir enlever cet argent et le roi même : ils l’attaquèrent, comme on attaque un convoi sur le grand chemin.

La bataille de Marignan, qui jeta tant d’éclat sur les commencements du règne de François Ier, a été racontée dans une lettre adressée par le jeune roi à sa mère, régente du royaume. Cette lettre, signée le jour même de la victoire, dans le tumulte du camp, dans l’ivresse de la joie, se ressent de la précipitation avec laquelle elle a été écrite. Les détails de l’action n’étaient pas encore tous connus ; le nombre des ennemis tués y est exagéré, celui des capitaines français morts était encore ignoré ; mais le désordre et le fracas de la terrible bataille y sont peints avec force.

« Madame (écrit François Ier à sa mère),

« Afin que vous soyez bien informée du fait de notre bataille, je vous avise que hier, à heure d’une heure après midi, notre guet, qui était sur les portes de Milan, nous avertit comme les Suisses se jetoient hors de la ville pour nous venir combattre.

« Laquelle chose entendue, jetâmes nos lansquenets en ordre : c’est à savoir en trois troupes, les deux de 9 000 hommes, et la tierce d’environ 4 000, que l’on appelle les enfants perdus de Pierre de Navarre, sur le côté des avenues avec les gens de pied de France et aventuriers. Et parce que l’avenue par où venoient les Suisses étoit un peu serrée, ne fut si bien possible de mettre nos gendarmes de l’avant-garde comme (si) ce eût été en plain pays, (ce) qui nous cuida [pensa] mettre en désordre : et de ma bataille j’étois à un trait d’arc, en deux troupes de ma gendarmerie ; et à mon dos mon frère d’Alençon avec le demeurant de son arrière-garde, et notre artillerie sur les avenues.

« Et au regard des Suisses, ils étoient en trois troupes : la première de 10 000 hommes, la seconde de 8 000, et la tierce de 10 000 hommes ; vous assurant qu’ils venoient pour châtier un prince, s’il n’eût été bien accompagné ; car d’entrée de table qu’ils sentirent notre artillerie tirer, ils prindrent le pays couvert, ainsi que le soleil commençoit à coucher, de sorte que nous leur fismes pas grand mal, pour l’heure, de notre artillerie ; et vous assure qu’il n’est pas possible de venir en plus grande fureur ni plus ardemment.

François Ier armé lors de la Bataille de Marignan
François Ier armé lors de la Bataille de Marignan

« Ils trouvèrent les gens de cheval de l’avant-garde par le côté ; et combien que lesdits hommes d’armes chargeassent bien et gaillardement (le connétable, le maréchal de Chabannes (La Palice), Ymbercourt, Teligny, Pont-de-Rémy et autres qui étoient là), si furent-ils reboutez sur leurs gens de pied, de sorte (que) avec (la) grande poussière que l’on ne se pouvoit voir, aussi bien la nuit qui venoit, il y eut quelque peu de désordre.

« Mais Dieu me fit la grâce de venir sur le côté de ceux (des Suisses ) qui les chassoient un peu chaudement : me sembla bon de les charger, et le furent de sorte, quelques gentils galants qu’ils soient, (que) 200 hommes d’armes que nous étions défismes bien 4 000 Suisses, et les repoussâmes rudement, leur faisant jeter leurs piques, et crier France !

« Laquelle chose donna haleine à la plupart des gens de notre bande. Et ceux qui me purent suivre, allâmes trouver une autre bande de 8 000 hommes, laquelle à l’approcher cuidions [pensions] qui fussent lansquenets, car la nuit étoit déjà bien noire. Toutefois, quand ce vint à crier France ! je vous assure qu’ils nous jetèrent cinq ou six cents piques au nez, nous montrant qu’ils n’étoient point nos amis. Nonobstant cela, si furent-ils chargés et remis au dedans de leurs tentes, en telle sorte, qu’ils laissèrent de suivre les lansquenets.

« Et nous voyant la nuit noire, et n’eût été la lune qui aidoit, nous eussions bien été empêchés à (nous) connaître l’un l’autre : et m’en allai jeter dans l’artillerie, et là rallier cinq ou six mille lansquenets, et quelques trois cents hommes d’armes, de telle sorte que je tins ferme à la grosse bande des Suisses.

« Et cependant, mon frère le connétable rallia tous les piétons françois et quelque nombre de gendarmerie, leur fit une charge si rude, qu’il en tailla cinq ou six mille en pièces, et jeta cette bande dehors : et nous par l’autre côté leur fismes jeter une volée d’artillerie à l’autre bande, et quand et quand les chargeâmes, de sorte que les emportâmes, et leur fismes passer un gué qu’ils avoient passé sur nous. Cela fait, ralliâmes tous nos gens et retournâmes à l’artillerie : et mon frère le connétable sur l’autre coin du camp, car les Suisses se logèrent bien près de nous, si près que n’y avoit qu’un fossé entre deux.

« Toute la nuit demeurâmes le cul sur la selle, la lance au poing, l’armet à la tête, et nos lansquenets en ordre pour combattre : et pour ce que j’étois le plus près de nos ennemis, m’a fallu faire le guet, de sorte qu’ils ne nous ont point surpris au matin.

« Et faut que vous entendiez que le combat du soir dura depuis les trois heures après midi jusques entre onze et douze heures que la lune nous faillit, et y fut fait une trentaine de belles charges. La nuit nous départit ; nous avons été vingt-huit heures à cheval, l’armet à la tête sans boire, ni manger. Au matin, une heure avant jour, (je) prins place autre que la nôtre, laquelle sembla bonne aux capitaines des lansquenets, et l’ai mandé à mon frère le connétable pour soi tenir par l’autre avenue, et pareillement l’ai commandé à mon frère d’Alençon, qui au soir n’étoit pu venir : et dès le point du jour que pûmes voir, me jetai hors du fort avec les deux gentilshommes qui m’étoient demeurés du reste du combat, et ai envoyé quérir le grand maître (Gouffier de Boisy), qui se vint joindre avec moi, avec environ cent hommes d’armes.

« Et cela fait, messieurs les Suisses se sont jetés en leurs ordres, et délibérés d’essayer encore la fortune du combat : et comme ils marchoient hors de leurs logis, leur fis adresser une douzaine de coups de canon qui prindrent au pied, de sorte que le grand trot retournèrent en leur logis : et se mirent en deux bandes et pour ce que leur logis étoit fort, et que ne les pouvions chasser. Ils me laissèrent à mon nez 8 000 hommes, et toute leur artillerie ; et les autres deux bandes les envoyèrent aux deux coins du camp, l’une à mon frère le connétable, et l’autre à mon frère d’Alençon.

« La première qui fut au connétable fut vertueusement reculée par les aventuriers françois de Pierre de Navarre. Ils furent repoussés et taillés (en pièces) ; mais ils se rallièrent environ six mille, lesquels furent deffaits par cinq ou six mille aventuriers, avec l’aide du connétable qui se mêla parmi eux, avec quelque nombre de sa gendarmerie. L’autre bande qui vint à mon frère (d’Alençon) fut très bien recueillie, et à cette heure là arriva Barthélemi Delvian (d’Alviano), avec la bande des Vénitiens, gens de cheval, qui tous ensemble les taillèrent en pièces.

« Et moi étois vis-à-vis les lansquenets de la grosse troupe, qui bombardions l’un et l’autre ; et c’étoit à qui se délogerait, et avons tenu bute huit heures à toute l’artillerie des Suisses, qui, je vous assure, a fait baisser beaucoup de têtes. A la fin, cette grosse bande, qui étoit vis-à-vis de moi, envoya 5 000 hommes, lesquels renversèrent quelque peu de nos gendarmes, qui chassoient ceux que mon frère d’Alençon avoit rompus, lesquels vinrent jusques aux lansquenets, et furent si bien recueillis de coups de hacquebutes, de lances et de canon, qu’il n’en réchappa la queue d’un, car tout le camp vint à la huée sur ceux-là, et se rallièrent sur eux. Et sur cela fismes semblant de marcher aux autres, lesquels se mirent en désordre, et laissèrent leur artillerie, et s’enfuirent à Milan.

« Et de vingt-huit mille hommes qui là étoient venus, n’en réchappa que trois mille, qu’ils ne fussent tous morts ou pris : et des nôtres j’ai fait faire revue, et n’en trouve à dire qu’environ quatre mille. Le tout, je prends tant d’un côté que d’autre, à trente mille hommes.

« La bataille a été longue, et dura depuis hier les trois heures après midi, jusques aujourd’hui deux heures, sans savoir qui l’avoit perdue ou gagnée, sans cesser de combattre ou de tirer l’artillerie jour et nuit ; et vous assure, madame, que j’ai vu les lansquenets mesurer la pique aux Suisses, la lance aux gendarmes ; et ne dira-t-on plus que les gendarmes sont lièvres armés ; car sans point de faute, ce sont eux qui ont fait l’exécution : et ne penserais point mentir (en disant) que par cinq cents et par cinq cents, il n’ait été fait trente belles charges avant que la bataille fut gagnée. Et tout, bien débattu, depuis deux mille ans en çà n’a point été vue une si fière et si cruelle bataille, ainsi que disent ceux de Ravenne...

Bataille de Marignan
Bataille de Marignan

« Madame, le sénéchal d’Armanac (Galiot de Genouillac), avec son artillerie, peut bien dire qu’il a été cause en partie du gain de la bataille ; car jamais homme n’en servit mieux.

« Et, Dieu merci, tous font bonne chère (sont en bonne santé) : je commencerai par moi et par mon frère le connétable, par M. de Saint-Pol, M. de Guise, le maréchal de Chabannes, le grand maître, M. de Longueville. Il n’est mort de gens de renom qu’Ymbercourt et Bussy, qui est à l’extrémité, et est grand dommage... Il est mort quelques gentilshommes de ma maison, que vous saurez bien sans que vous le récrive. Le prince de Talmont est fort blessé. Et vous veux encore assurer que mon frère le connétable et M. de Saint-Pol ont aussi bien rompu bois que gentilshommes de la compagnie, quels qu’ils soient, et de ce j’en parle comme celui qui l’a vu, car ils ne s’épargnoient non plus que sangliers échauffés. Au demeurant, madame, faites remercier Dieu, partout le royaume, de la victoire qu’il lui a plu de nous donner... »

Le roi termina sa lettre, datée du camp de Sainte-Brigide, le 14e jour de septembre 1515, en disant à sa mère : « Madame, vous vous moquerez de messieurs de Lautrec et de Lescun, qui ne se sont point trouvés à la bataille, et sont amusés à l’appointement des Suisses, qui se sont moqués d’eux. » Ce ton badin et flatteur avec lequel François Ier insulte au chagrin de deux jeunes seigneurs pleins de feu et de courage, qui avaient été occupés ailleurs pour son service, semble avoir servi de modèle à Henri IV, lorsqu’il écrivit : « Pends-toi, brave Crillon, nous avons combattu à Arques, et tu n’y étois pas. »

Dans cette bataille, qui dura trente heures, et où de part et d’autre on ne donna ni demanda quartier, le sang coula largement : les Français perdirent six mille de leurs plus braves guerriers et un grand nombre de personnages de distinction, mais le champ de bataille resta jonché de quinze mille cadavres suisses. Le maréchal Trivulze, qui avait assisté à dix-sept batailles rangées, disait, en les comparant, après la victoire : « La bataille de Marignan est un combat de géants ; toutes les autres n’étaient que des jeux d’enfants. »

François Ier combattit à Marignan en soldat plutôt qu’en roi. Il reçut de violentes contusions, et eut ses armes faussées en plusieurs endroits ; son cheval fut blessé de deux coups de pique. Le connétable de Bourbon, dont le frère, le duc de Châtellerault, fut tué, se trouva au milieu des Suisses, exposé à leurs coups ; il y aurait infailliblement succombé, si dix cavaliers de la Marche et du Bourbonnais, se dévouant pour le sauver, n’eussent réussi à le dégager.

Le maréchal Trivulze, se précipitant au milieu des lances et des hallebardes, pour défendre son porte-enseigne qu’un gros de Suisses enveloppait, fut enveloppé lui-même ; son cheval tomba percé de coups, son casque perdit son cimier ; il allait être accablé, lorsqu’une charge vigoureuse faite à propos repoussa les Suisses.

Le neveu du duc de Gueldre, le comte de Guise, « tige de tous ces héros lorrains, les uns si utiles, les autres si funestes à la France », reçut vingt-deux blessures en combattant à la tête des bandes noires. Il fut renversé par terre dans une charge, et là, « perdant tout son sang, foulé aux pieds, accablé par le poids des cadavres renversés sur lui, il allait expirer, si son écuyer, Adam Nuremberg, en le couvrant de son corps, en parant, en recevant les coups qu’on lui portait, en écartant les ennemis, n’eût donné le temps aux gendarmes de le venir dégager. Pour trouver le comte de Guise, il fallut remuer un tas de morts dont il était couvert ; l’écuyer avait été tué, le comte fut reconnu par un gentilhomme écossais, qui le chargea sur son cheval, et le porta dans une tente où il resta longtemps sans donner aucun signe de vie. L’art des chirurgiens ne lui rendit qu’au bout de trois mois sa santé et sa première vigueur. »

Le duc de Lorraine, frère aîné du comte de Guise, commandait à Marignan une compagnie de cent hommes d’armes, dont Bayard était le lieutenant. Bayard, ayant eu un cheval tué sous lui, en monta un second, qui l’emporta au grand galop au milieu de l’armée suisse, jusque dans une vigne où la difficulté d’avancer le contraignit de ralentir sa fougue. Bayard, non moins prudent que brave, descendit promptement de cheval et courut à pied du côté où il entendait crier France : il y trouva le duc de Lorraine, qui lui fit donner son second cheval de bataille, nommé le Carignan, avec lequel il retourna au combat, et se signala par ses exploits accoutumés.




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