LA FRANCE PITTORESQUE
MONTAIGU-VENDÉE
Ville d’histoire (IVe - XXe siècle)
(par Georges Laronze)
Publié le mercredi 4 juin 2014, par LA RÉDACTION
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Certains lieux semblent marqués, de tout temps, par l’empreinte de l’histoire : ainsi en est-il de Montaigu, cité vendéenne qui commença à exister réellement au moment où les Normands envahirent la région, saccageant les abbayes, détruisant les maisons et forçant les ancêtres des Montacutains d’aujourd’hui à se créer « un nouveau foyer », sur un roc qui dominait toute la région environnante : cet enfantement dans la douleur forgea son destin, des fortifications furent dressées et des seigneuries se constituèrent. Après des débuts obscurs au sujet desquels une charte de 1076 évoque un certain « Maurice Girard, fils de Girard, de Monte Acuto », c’est Brient de Commequiers qui inaugure réellement la lignée seigneuriale, en 1119 ; elle s’achèvera, près de sept siècles plus tard, avec Jacques-Gabriel-Louis Le Clerc, marquis de Juigné (1727-1807).

Entre temps, que de péripéties guerrières, avec les intrigues anglaises qui se manifestent très tôt dans le Poitou, la succession de Charles IV (en 1328) qui engendre une crise majeure entre la France et l’Angleterre et la guerre de Cent Ans, dans laquelle la cité sera souvent jetée, sauvée de la destruction, en 1373, par Olivier de Clisson, le connétable ! Mais les hostilités se poursuivront sous le règne de Charles VI, avant que Jeanne d’Arc et Charles VII ne redonnent foi à la France et qu’un nouveau seigneur à Montaigu, Jean Harpedene, ne restaure l’activité dans la ville, fondant la collégiale et jetant les bases d’une instruction publique.

En 1468, Louis XI engage Louis de Belleville, seigneur de Montaigu, à fortifier la ville et cinq ans plus tard, il intègre la cité à la Couronne de France en échange de compensations pécuniaires et territoriales. A partir de 1562 les guerres de religion ravagent les provinces de l’Ouest : les églises, la collégiale, les presbytères montacutains sont livrés aux flammes. Au gré des désordres et des ralliements, Montaigu sera au coeur des combats jusqu’à la fin du siècle. C’est plusieurs décennies plus tard que la vie religieuse s’apaise et se réorganise, avant la Révocation de l’Édit de Nantes (1685). La première moitié du XVIIIe siècle est faite d’« années calmes pour Montaigu », mais la Révolution...

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