LA FRANCE PITTORESQUE
CERDON
(Monographie de)
(par André Janichon)
Publié le samedi 22 mars 2014, par Redaction
Imprimer cet article

En 1180, à l’époque où Humbert II, sire de Coligny, possédait Cerdon, une de ses filles, Alix remarqua, à l’église, un jeune homme vêtu de la robe des religieux. Le coup de foudre fut réciproque. Le novice, Humbert de Thoire, sut conquérir la main de la jeune fille promise à un autre, en sauvant l’honneur de son futur beau-père. Alix lui apporta alors en dot la terre de Cerdon. Pour le salut de leurs âmes, Alix et ses fils donnèrent aux chartreux leurs possessions à Rosières et à Epierre et, par un acte de 1217, Humbert de Thoire leur permit d’y créer un vignoble.

À cette époque et jusqu’en 1260, tous les habitants de Cerdon étaient serfs et mainmortables. Ils étaient attachés à la glèbe, c’est-à-dire au domaine et étaient tenus, moyennant une redevance en nature ou en argent, de faire moudre leur blé au moulin du seigneur, de faire cuire leur pain dans son four banal et d’écraser leur vendange dans son pressoir. Le 29 octobre 1402, Humbert VII, dernier sire de Thoire, vendit sa seigneurie à Amé VIII, comte de Savoie. Ce fut un peu plus tard que des murailles furent construites pour protéger le bourg et établies de façon à ce que l’église en soit le centre.

Le château de Caresmier devint la résidence personnelle du seigneur de Cerdon, ce qui engendra une imposition conséquente à tous les hommes possédant des vignes. Il était situé sur un promontoire sur lequel s’élève aujourd’hui la statue de la Vierge de Carmier dont la montée fut, pour certains, miraculeuse. La cure de Cerdon, fondée par les sires de Thoire et de Villars fut érigée en collégiale par le pape Sixte IV...

Copyright © LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

Imprimer cet article

LA FRANCE PITTORESQUE