LA FRANCE PITTORESQUE
1er mai 1813 : mort du maréchal Bessières
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Publié le mardi 30 avril 2013, par LA RÉDACTION
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Le brave et loyal Bessières, comme l’appelait Napoléon, né le 6 août 1768, à Prayssac, département du Lot, entra, au mois de décembre 1791, dans la garde constitutionnelle de Louis XVI.

Tel fut le début d’une des fortunes militaires les plus brillantes et les plus légitimes que la Révolution, le consulat et l’empire aient vues s’élever. Dès la première campagne d’Italie, Bessières fixa les regards du jeune général, qui lui donna le commandement des guides, en attendant celui de la garde impériale, dont ce corps devint le noyau.

Bessières se signala en Egypte, à Marengo, dans les campagnes de Prusse, de Pologne, de Russie, d’Espagne. Compris dans la promotion des maréchaux de l’empire, le 19 mai 1804, il fut élevé à la dignité de duc d’Istrie au mois de mars 1808. A Wagram, un boulet l’atteignit au milieu d’une charge, et le renversa de son cheval. Napoléon lui dit : Bessières, voilà un beau boulet ! il a fait pleurer ma garde.

La veille de la journée de Lutzen (2 mai 1813), le maréchal pressait l’attaque du défilé de Rippach : au moment où ce défilé venait d’être emporté, un boulet le frappa dans la poitrine, et le laissa sans vie. Cette mort glorieuse, mais fatale, fut cachée à l’armée, jusqu’à ce qu’elle eut trouvé une sorte d’indemnité dans la victoire du lendemain. Le général Bessières joignait à la valeur d’un héros une prudence et une humanité consacrées par les souvenirs de la reconnaissance.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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