LA FRANCE PITTORESQUE
Je connais le pèlerin
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Publié le samedi 7 janvier 2017, par LA RÉDACTION
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En parlant d’un homme fin et rusé
 

C’est probablement le fabliau de la Confession du renard qui a donné naissance à cette expression, où le mot pèlerin est pris dans le sens de rusé et matois.

Ce renard, obligé par son confesseur d’aller chercher à Rome l’absolution de ses péchés, met une écharpe à son cou, prend le bourdon, et s’achemine vers la ville sainte, en compagnie d’un âne et d’un bélier, ses voisins, qu’il a décidés à le suivre, à force d’instances et en leur offrant la perspective d’une foule d’avantages attachés à cette pieuse pérégrination.

Nos trois romipètes courent quelque temps par monts et par vaux, mais ils n’accomplissent pas leur mission ; car leur zèle se refroidit, et le mal du retour les gagne au milieu de diverses aventures fâcheuses qui leur arrivent. Cependant ils échappent à tous les dangers, grâce à l’adresse du renard, dont la conduite, en ces conjonctures, est un modèle achevé de finesse et de ruse.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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