LA FRANCE PITTORESQUE
Donner une danse à quelqu’un
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Publié le vendredi 14 octobre 2016, par LA RÉDACTION
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C’est le châtier, parce que celui qu’on châtie se débat sous les coups qu’il reçoit, et semble exécuter une espèce de danse
 

Les Grecs disaient, dans le même sens : Faire chanter à quelqu’un le bonheur des tortues.

Ce qui s’explique par ce passage d’une comédie d’Aristophane : « O tortues, que votre enveloppe vous rend heureuses ! vous êtes trois fois plus heureuses que moi avec ma peau. Cette écaille placée sur votre dos vous empêche de sentir les coups ; mais, hélas ! rien ne garantit mon dos, et dès qu’on me bâtonne je suis à la mort. »

Le mot danse, au XVe siècle, était souvent employé pour signifier des remontrances, des reproches, une moralité, une leçon, une correction ; et c’est pour cela qu’il servit de titre à plusieurs ouvrages, tels que la Danse macabre, la Danse des morts, la Danse des femmes, la Danse des aveugles ou Danse aux aveugles, etc.

Avant la Révolution on donnait au bourreau, par euphémisme, la dénomination de maître à danser, et on le désignait même ainsi sur les registres de la chambre de la grande chancellerie. Rabelais l’appelait l’aveugle qui fait danser, parce qu’il exécute aveuglément les arrêts de la justice.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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