LA FRANCE PITTORESQUE
23 octobre 525 : mort de Boèce
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Publié le samedi 20 octobre 2012, par LA RÉDACTION
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Boèce, sorti d’une illustre et ancienne famille de Rome, devint ministre de Théodoric, roi des Ostrogoths, dont il avait prononcé le panégyrique à son entrée dans Rome. Sur un soupçon que le sénat de cette ville entretenait des intelligences secrètes avec Justin, empereur de Constantinople, Théodoric, qui après avoir été pendant plus de trente années le modèle des princes justes, sages, bons et généreux, était devenu à soixante-dix ans, défiant et cruel, fit mettre en prison Boèce et Symmaque, son beau-père, les plus distingués dans ce corps.

On conduisit Boèce à Pavie, où après avoir enduré six mois de prison, il fut appliqué à la torture, pour tirer de sa bouche l’aveu d’une conjuration chimérique. On lui serra si violemment le crâne avec des cordes, que les yeux lui sortaient de la tête ; et comme il persistait à nier un crime imaginaire, on l’assomma à coups de bâton. Son beau-père Symmaque, enveloppé dans la même accusation, fut conduit en prison à Ravennes, et eut la tête tranchée l’année suivante.

On voit encore aujourd’hui son tombeau dans l’église de Saint-Pierre de Pavie. C’est dans sa prison qu’il composa son beau livre intitulé : Consolation de la Philosophie, dont l’objet est de justifier la Providence divine qui semble quelquefois abandonner la vertu à d’injustes persécutions.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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