LA FRANCE PITTORESQUE
13 août 1826 : mort du médecin
René-Théophile Laennec
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Publié le dimanche 12 août 2012, par LA RÉDACTION
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Réné-Théophile-Hyacinthe Laennec, professeur à la Faculté de médecine de Paris et au Collège de France, médecin, de la duchesse de Berry et de l’hôpital Necker, naquit à Quimper le 17 février 1781. Ce médecin, l’un des plus distingués de la France moderne, débuta par un opuscule sur la doctrine d’Hippocrate, dans lequel il prouva qu’on pouvait le compter au nombre de ceux qui ont compris la doctrine du vieillard de Cos.

René Laennec
René Laennec

Depuis le commencement de ses études jusqu’à la fin de sa carrière, l’anatomie pathologique, l’histoire naturelle médicale et le diagnostic des lésions organiques, furent pour lui un sujet de méditations assidues, et il a contribué d’une manière puissante aux progrès de ces trois branches de l’art de guérir. Mais la direction des recherches auxquelles il consacra sa vie entière l’entraîna dans une route peu féconde en aperçus d’un grand intérêt. Il enrichit le domaine de l’observation, sans chercher à généraliser les vues qu’elle lui suggérait, et, ennemi de toute théorie, il crut devoir se borner à rapprocher des faits anatomiques.

On lui doit un des ouvrages les plus remarquables parmi ceux qui ont été publiés depuis le commencement du siècle. C’est un traité dans lequel il établit la possibilité de reconnaître plusieurs affections des poumons et du cœur, à l’aide de signes faciles et certains. L’instrument, simple et ingénieux, qu’il employait pour découvrir ces signes, porte le nom de stéthoscope. Avec son secours, on étudie les sons, qui se forment dans l’intérieur même de la poitrine, au lieu de se borner, comme faisaient Anenbrugger et ses imitateurs, à l’observation des différents caractères que présente le son produit par la percussion des parois de cette cavité.

Cette méthode d’exploration l’emporte de beaucoup sur celle du médecin allemand par l’exactitude et la précision des résultats qu’elle fournit ; mais elle exige des précautions minutieuses, et l’on peut craindre qu’elle ne donne un air de charlatanisme à ceux qui la mettent en usage. Laennec est auteur d’une monographie des vers vésiculaires, qui peut être considérée comme un des meilleurs écrits que nous possédions sur cette intéressante partie de l’helminthologie.

On lui doit aussi une série d’observations et de recherches anatomiques qui tendirent à prouver qu’on s’était trompé en attribuant à l’ossification des artères du cœur la maladie décrite sous le nom d’angine de poitrine, et que cette affection existait souvent sans qu’à l’ouverture des corps on découvrît aucune lésion organique à laquelle elle pouvait être rapportée.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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