LA FRANCE PITTORESQUE
6 juillet 1476 : mort de Jean Muller
ou Regiomontanus, astronome
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Publié le vendredi 6 juillet 2012, par LA RÉDACTION
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Jean Muller naquit le 6 juin 1436, dans un village voisin de Kœnigsberg, ville du duché de Saxe. Dès l’âge de douze ans, envoyé à Leipzig par ses parents, il étudiait la sphère avec une ardeur qui révélait sa vocation scientifique. Trois ans plus tard, il prit le chemin de Vienne, où Purbach enseignait avec éclat l’astronomie, et le maître associa bientôt le disciple à ses doctes veilles.

En 1462, Muller suivit à Rome le cardinal Bessarion, ayant quitté cette ville pour visiter l’Italie, à Padoue, il fut invité à faire un cours d’astronomie ; à Venise, il composa cinq livres sur les triangles, et une réfutation de la quadrature du cardinal de Cusa. De retour à Vienne, il reprit ses cours de mathématiques. Le roi Mathias Corvin l’appela à Bude, où il entreprit une multitude de travaux tant philologiques qu’astronomiques. Muller publia le premier un calendrier et des éphémérides pour trente ans, d’après l’idée que Théon avait développée dans ses ouvrages. Ce livre eut un succès tel que, malgré le prix de douze écus d’orque coûtait chaque exemplaire, l’édition entière se répandit en peu de temps dans la Hongrie, l’Italie, la France et la Grande-Bretagne.

Le pape Sixte IV, voulant réformer le calendrier, attira vers lui Muller par des promesses magnifiques et en le nommant à l’évêché de Ratisbonne. C’est à Rome qu’il trouva son tombeau, soit que la peste ou le poison eût abrégé ses jours. « Muller, dit le savant Delambre, était un homme plein d’ardeur, actif et entreprenant ; il avait conçu le projet de réformer les tables astronomiques ; il avait fait tous les préparatifs nécessaires et commencé un cours d’observations : il ne lui manqua que du temps et du loisir. Son voyage de Rome et sa fin prématurée ont fait à l’astronomie un tort qui n’a pas été réparé de long-temps, et il eut à se repentir lui-même d’avoir provoqué, par ses écrits, une réformation pour laquelle il eût été mieux d’attendre que l’astronomie fût un peu moins imparfaite et la longueur de l’année mieux connue. »

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