LA FRANCE PITTORESQUE
Points et autres signes (Utilisation de)
pour rythmer les phrases
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Publié le mardi 18 février 2014, par LA RÉDACTION
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Avant que l’on eût établi la ponctuation pour faciliter l’intelligence des manuscrits, on laissait un espace vide entre chaque phrase. Puis on mit chaque phrase ou demi-phrase à l’alinéa.
 

Ce furent ces espaces vides qui donnèrent naissance à la ponctuation. Dom Bernard de Montfaucon ne veut pas que la ponctuation des manuscrits remonte au-delà d’Aristophane le grammairien. On prétend qu’il fut l’inventeur des signes distinctifs des parties du discours.

Le point, placé tantôt au haut, tantôt au bas, et tantôt au milieu de l’espace qui suivait la dernière lettre, était le seul signe distinctif employé par les anciens. L’un n’était qu’une petite pause ou une légère respiration, que les Latins nommaient incisum, et les Grecs comma ; et alors le point se posait au bas de l’épaisseur de la ligne, comme nous le posons maintenant ; la seconde pause était plus grande, mais laissait encore l’esprit en suspens ; on la désignait par le point marqué au milieu de la largeur de la ligne. La dernière terminait le sens ; on la marquait par le point placé au haut de l’épaisseur de la ligne.

Dans la suite on divisa la seconde en demi-membre. Depuis plusieurs siècles, la première se désigne régulièrement par une virgule, le membre par deux points perpendiculaires, le demi-membre par un point et une virgule, et la dernière par un point mis au bas du mot.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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