LA FRANCE PITTORESQUE
Un bon ami vaut mieux
que cent parents
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Publié le dimanche 25 décembre 2011, par LA RÉDACTION
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Le poète grec Homère proclame un bon ami le plus grand des biens. Un poète français a écrit à ce sujet :

Si l’on ne voit plus guères
Dans les familles l’amitié,
C’est que beaucoup de frères
Ne le sont qu’à moitié.

Suivant un proverbe grec, l’Amitié est aussi nécessaire à l’Humanité que l’eau et le feu. L’intérêt est le plus souvent la cause de la désunion des frères : « C’est à la vérité, écrit Montaigne, un beau nom que le nom de frère ; mais ce meslange de biens, ces partages, d’où il faut que la richesse de l’un soit la pauvreté de l’autre, cela destrampe (désagrège) merveilleusement et relasche cette soudure fraternelle. »

« Songez sérieusement, dit Franklin, à vous faire des amis, il n’est pas de trésor plus précieux ; mais ne vous y trompez pas, la véritable amitié ne peut avoir lieu qu’entre gens de bien. »

Delille (XVIIIe siècle) a émis cette pensée dans ce vers : « Le sort fait les parents, le choix fait les amis. » Dorat, dans ce même siècle, avait dit aussi :

C’est le hasard qui fait les frères
Et la vertu les amis.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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