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Se faire blanc de son épée
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Publié le mercredi 26 août 2015, par LA RÉDACTION
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Trouver moyen de se disculper
 

Le blanc étant le symbole de l’innocence, on espérait se blanchir autrefois en se battant. Si l’on a ajouté le mot épée à cette expression, c’est pour faire allusion à ce qui se passait au Moyen Age dans les combats judiciaires où l’on considérait comme innocent celui qui avait blessé ou tué la partie adverse.

Cette expression signifierait, dans le sens propre, pour parler le langage de l’escrime, se couvrir, pour ainsi dire, de son épée par la rapidité de ses mouvements.

Cette analogie, tirée de l’épée, est d’autant plus frappante, que l’épée est une arme blanche par excellence, et ce qui confirmerait cette étymologie, c’est l’emploi des épithètes : Armé à blanc ou couvert d’une armure blanche que l’on retrouve dans les chroniques de Froissard (XIVe siècle) et de Brantôme (XVIe siècle), quand ils veulent dépeindre un chevalier armé de toutes pièces et entièrement vêtu de fer poli.

On rencontre dans le dictionnaire de Boiste (1800) cette phrase : « Défiez-vous de ces gens qui se font blancs de leur épée ; on trouve dans l’occasion que ce sont celles dont l’épée tient le plus au fourreau. »

On a attribué une autre signification, mais figurée, à cette expression : celle de se prévaloir d’un crédit ou d’un pouvoir qu’on n’a pas. Dans tous les cas, il y a encore une autre expression qui a cours, lorsque l’on veut désigner quelqu’un qui est coupable, on dit alors : Il n’est pas blanc.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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