LA FRANCE PITTORESQUE
Qui trop embrasse mal étreint
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Publié le vendredi 28 juillet 2017, par LA RÉDACTION
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Celui qui entreprend trop ne réussit point ; il faut mesurer ses entreprises à ses forces et à ses moyens
 

C’est ce que démontre ces trois vers d’un vieil auteur peu connu appelé Coquillart :

Mais d’embrasser tant de matières
En ung (un) coup, tout n’est pas empraint.
Qui trop embrasse mal estraint.

Le sens de ces vers est fort exact : celui qui tient trop d’objets ne peut les serrer fortement, parce qu’il ne peut replier ses bras autour de ces objets. Il en est des facultés de l’esprit comme des bras : les exercer sur trop de matières à la fois, c’est les affaiblir ; il faut les concentrer pour qu’elles aient toute leur force.

On peut appliquer ce proverbe soit aux conquérants qui étendent trop leur empire au point qu’ils ne peuvent en maintenir l’unité, soit à des auteurs qui entreprennent de traiter plusieurs sujets en même temps et qui sont impuissants pour les conduire à bien ou encore à ceux qui abordent l’étude de plusieurs sciences et qui ne peuvent acquérir qu’une connaissance imparfaite de chacune.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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