LA FRANCE PITTORESQUE
Qui aime bien châtie bien
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Publié le dimanche 18 décembre 2011, par LA RÉDACTION
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En punissant avec prudence et modération un enfant, on montre qu’on a pour lui une véritable amitié
 

C’est assurément une bonne maxime, mais il ne faut pas que le châtiment soit dicté par l’animosité et aille jusqu’à la cruauté. (Le mot châtier est employé ici dans le sens de corriger.)

Quand on aime réellement, on cherche à rendre meilleurs ceux qu’on affectionne et l’on n’épargne rien, pas même les châtiments, pour les remettre dans la bonne voie.

Ce proverbe a dû son origine aux philosophes stoïciens de l’ancienne Grèce qui émettaient cette opinion que : Aimer et battre ne sont qu’une même chose. Il a été aussi attribué aux doctrines de Socrate, si l’on en juge par cette phrase tirée de la quatrième scène du cinquième acte de la comédie des Nuées d’Aristophane où un disciple de ce philosophe est représenté, battant son père en prononçant ces paroles : tout ’es eunoeïn to tuptein), dont le sens a été donné plus haut.

Les Latins disaient : Qui bene amat, bene castigat, que nous avons traduit littéralement. Horace, leur grand poète satirique a su exprimer en quelques mots la force des habitudes prises par les enfants et l’importance d’empêcher les mauvaises de se former chez eux :

Quo semel est imbuta recens servabit odorem
Testa diu...

ce qui signifie : Le vase récemment fait conservera longtemps la première odeur dont il aura été imprégné. Le poète Virgile a émis aussi la même idée dans ces deux lignes :

...Viamque insiste domandi
Dum faciles animi juvenum, dum mobilis astas.

dont voici la traduction : C’est dans la jeunesse, quand l’âme est susceptible de toutes les impressions, qu’il faut s’appliquer à réformer les dispositions vicieuses.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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