LA FRANCE PITTORESQUE
Prendre ses jambes à son cou
()
Publié le samedi 17 décembre 2011, par LA RÉDACTION
Imprimer cet article
S’enfuir très vite
 

Quand on appelait quilles les jambes d’un homme, on appelait aussi jambes les quilles qui servaient au jeu et, lorsqu’une partie était terminée, on enfermait ces jambes ou quilles dans un sac et l’on s’empressait de s’en aller, le sac étant suspendu sur les épaules.

Cette expression très hardie paraît fondée, dit Bescherelle, sur ce que, dans la rapidité de la fuite, la tête, jetée en avant du corps, à l’air de se mêler au mouvement des jambes.

Les Anglais rendent cette idée de la même façon : To go neck and heels together, ce qui signifie : Aller cou et talons ensemble, parce que lorsqu’on a pris ses jambes à son cou, les jambes et le cou doivent être réunis. Les Allemands s’expriment ainsi : Kopf über, Kopf unter laufen, ce qui veut dire : Courir la tête tantôt dessus, tantôt dessous ou bien encore : Die beine in die hand nehmen, ce qui signifie : Prendre ses jambes dans sa main, car pour prendre et mettre ses jambes à son cou, il faut employer les mains.

Comme conclusion, on peut dire que prendre ses jambes à son cou dont le sens a été évidemment altéré au XVIIe siècle, veut dire tout simplement plier bagage, et, par métonymie (figure de rhétorique qui permet de prendre le conséquent pour l’antécédent), s’en aller ou partir.

Copyright © LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

Imprimer cet article

LA FRANCE PITTORESQUE