LA FRANCE PITTORESQUE
Opiner du bonnet
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Publié le vendredi 16 décembre 2011, par LA RÉDACTION
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C’est adopter l’opinion d’autrui sans examen
 

Autrefois, lorsqu’on était d’avis d’accepter une opinion ou une résolution proposée, on soulevait son bonnet. On indiquait par là dans une délibération qu’on acceptait une décision soumise au contrôle d’une assemblée. Jadis, dans plusieurs couvents où des questions étaient débattues, les anciens opinaient de vive voix et les novices par un mouvement de tête, capitis inflexione, ou en soulevant leurs bonnets.

A Rome, les sénateurs, quand ils étaient partagés d’opinion, quittaient leurs sièges et se déplaçaient à la voix du Consul qui prononçait ces paroles : Que les partisans de la proposition faite passent d’un côté, que ceux qui sont d’un avis contraire passent de l’autre. On obéissait, ce qui s’appelait opiner par les pieds, d’où les sénateurs étaient nommés des pédaires (pediarii), ce qui donna lieu à la locution  : Aller avec les pieds ou marcher vers l’avis d’un autre.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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