LA FRANCE PITTORESQUE
Monter sur ses grands chevaux
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Publié le samedi 2 juillet 2016, par LA RÉDACTION
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C’est parler avec hauteur ou avec colère
 

Au Moyen Age, les chevaux de selle étaient de deux sortes. Les bêtes de chevauchée pour la promenade étaient de petite taille et de vive allure et s’appelaient palefrois, tandis que les chevaux de bataille, appelés destriers, avaient de plus grandes proportions, car il fallait galoper en portant de lourds fardeaux.

Les appareils de fer dont était bardé le cheval formaient déjà un poids considérable ; ajoutez à cela la pesanteur de l’armure du cavalier. On ne prenait cette monture qu’au moment où l’on devait s’engager sur le terrain ; de là l’expression : Monter sur ses grands chevaux, qui s’appliquait également aux champions qui figuraient dans les tournois où il fallait quelquefois changer de chevaux.

Le proverbe conservé ne s’applique plus maintenant que par allusion aux gens qui se mettent en colère et se disposent à la lutte. Nous avons une autre expression, mais assez vulgaire, qui signifie à peu près la même chose, c’est : Monter sur ses ergots.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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