LA FRANCE PITTORESQUE
Mettre à pied
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Publié le mercredi 7 décembre 2011, par LA RÉDACTION
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Suspendre quelqu’un de son emploi pour un temps déterminé
 

A Rome le Censeur privait de l’usage de son cheval le chevalier qui, par sa conduite, avait dérogé à son rang : il était mis à pied.

Le Moyen Age observa cet usage en y ajoutant des formalités très sévères. Non seulement le chevalier coupable était privé de son cheval et dépouillé de ses insignes, mais l’usage de la voiture lui était même interdit ; il ne devait plus marcher qu’à pied.

L’opération de la mise à pied était faite publiquement par les évêques dans les églises. On en chassait le chevalier avec des paroles de malédiction et l’on récitait sur lui l’Office des morts.

Les détails de ces cérémonies sont relatés dans les canons XXVI et XXX du concile de Worms tenu en 868 et dans le canon XVI du concile de Mayence à la date de 888.

Plus récemment, Mettre à pied s’appliqua aux agents, aux ouvriers faisant mal leur service et surtout aux cochers manquant de politesse au public et aux règlements. Cette punition qui n’est que temporaire est quelquefois suivie de la révocation.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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