LA FRANCE PITTORESQUE
Les absents ont toujours tort
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Publié le lundi 5 décembre 2011, par LA RÉDACTION
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Effectivement on les oublie ou si l’on parle d’eux, c’est presque toujours à leur désavantage
 

Toutes les fois que, par son absence, on manque à l’espoir de ceux qui vous attendent après une promesse ou un rendez-vous donné, on encourt leur mécontentement. Ceux-ci ne ménagent pas leurs récriminations ; alors les absents ont tort, parce qu’ils ne peuvent défendre leurs droits.

C’est ce qui a lieu, par exemple, dans une succession : si l’on est éloigné, on court le risque d’être frustré en tout ou en partie par ceux mêmes qui devraient souvent défendre vos droits.

Les Latins disaient : Absens hoeres non erit, ce qui veut dire : L’absent ne sera pas héritier, et ils ajoutaient aussi quelquefois ces mots : Tarde venientibus ossa, ce qui signifie : Aux retardataires, les os. Les Espagnols disent : On compte les défauts de celui qu’on attend.

L’emploi le plus fréquent de ce proverbe a lieu pour signifier simplement qu’on rejette la faute de beaucoup de choses sur les absents et qu’on parle d’eux avec peu de ménagements. Un poète du XVIIIe siècle, Gresset, nous a laissé un vers sur ce sujet : « L’éloge des absents se fait sans flatterie ».

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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