LA FRANCE PITTORESQUE
Il vaut mieux avoir affaire
à Dieu qu’à ses saints
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Publié le mercredi 30 novembre 2011, par LA RÉDACTION
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Si vous voulez obtenir de quelqu’un certain avantage, demandez-le lui directement plutôt que de vous adresser à un intermédiaire
 

Cette phrase semble faire allusion aux invocations adressées aux saints dont on emploie l’intercession auprès de Dieu. Mais, de même qu’il vaut mieux recourir directement à Dieu dans ses prières, ainsi vaut-il mieux faire entendre ses doléances au chef du pouvoir plutôt qu’à ses subordonnés ; les décisions qu’on sollicite sont plus promptement obtenues. Au XVe siècle, on disait : Il vault mieulx Dieu prier que ses saints.

Voltaire a rattaché l’origine de ce proverbe à un conte assez original que tout le monde ne connaît peut-être pas : « Il y avait autrefois un roi d’Espagne qui avait promis de distribuer des aumônes considérables à tous les habitants voisins de la ville de Burgos qui avaient été ruinés par la guerre. Ils vinrent aux portes du palais, mais les huissiers ne voulurent les laisser passer qu’à la condition qu’ils partageraient avec eux.

« Celui qui se présenta le premier au roi lui dit en se jetant à ses pieds : Grand roi, je supplie votre Altesse de faire donner à chacun de nous cent coups d’étrivières. Le roi, étonné qu’on lui formulât cette prière, en demanda la raison. – C’est que vos gens, dit le quémandeur, veulent avoir absolument la moitié de ce que vous nous donnerez. Le roi rit beaucoup et lui fit un présent considérable. C’est de là que vient ce proverbe : Il vaut mieux avoir affaire à Dieu qu’à ses saints. »

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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