LA FRANCE PITTORESQUE
Il faut manger pour vivre
et non vivre pour manger
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Publié le mercredi 30 novembre 2011, par LA RÉDACTION
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Cet aphorisme, émis par Socrate, a été traduit littéralement par cette phrase latine : Ede ut vivas, ne vivas ut edas. Molière dans sa comédie de l’Avare (acte III, scène 5), l’a rendu populaire en l’insérant dans cette pièce que tout le monde connaît.

« Harpagon (c’est le nom de l’Avare), veut donner un grand dîner. Il fait venir, à cet effet, devant lui son cuisinier, maître Jacques, pour s’entendre avec lui du menu du festin. Celui-ci lui présente une carte pantagruélique que l’avare trouve beaucoup trop fournie. Valère, gendre d’Harpagon, qui assiste à cet entretien, répond ainsi à maître Jacques :

– Est-ce que Monsieur a invité des gens pour les assassiner à force de mangeaille ? Allez-vous en lire un peu les préceptes de la santé et demander aux médecins s’il n’y a rien de préjudiciable à l’homme que de manger avec excès. (Harpagon approuve fortement son gendre et Valère continue) : Apprenez, maître Jacques, vous et vos pareils que c’est un coupe-gorge qu’une table remplie de trop de viandes ; que, pour se montrer ami de ceux que l’on invite, il faut que la frugalité règne dans les repas qu’on donne et que, suivant le dire d’un ancien : Il faut manger pur vivre et non vivre pour manger.
Harpagon (à maître Jacques) : – Oui, entends-tu ?
(à Valère) : – Ah ! que cela est bien dit ! Approche, que je t’embrasse pour ce mot. Voilà la plus belle sentence que j’ai entendue de ma vie. Quel est le grand homme qui a dit cela ?
Valère : – Je ne me souviens pas maintenant de son nom
Harpagon : – Souviens-toi de m’écrire ces mots ; je veux les faire graver en lettres d’or sur la cheminée de ma salle à manger.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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