LA FRANCE PITTORESQUE
Jeter son bonnet
par dessus les moulins
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Publié le dimanche 27 novembre 2011, par LA RÉDACTION
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C’est se moquer des convenances et ne tenir aucun compte de l’opinion
 

Cette locution proverbiale a été empruntée aux contes de fées. Voici la phrase textuelle : « Je jetai mon bonnet par dessus les moulins et je ne sais ce que tout advint », ce qui signifiait : « Je n’ai plus rien à dire, je ne sais plus rien, j’ai oublié ce que je devais dire. »

Ces mots signifiaient encore : « Qu’on n’est arrêté par aucune considération, que l’on brave l’opinion, sans tenir aucun compte des conséquences de sa conduite. »

Ils s’appliquent aussi à une certaine classe de personnes d’une vertu facile, s’inquiétant peu de ce que le public peut penser d’elles, pourvu qu’elles puissent vivre au gré de leurs caprices, user et mésuser même de la liberté. Autrefois, cette phrase voulait dire : Ne savoir comment terminer un récit. Aujourd’hui, elle signifie plutôt : Sortir de ses habitudes, et prendre résolument un parti.

Voltaire a employé aussi cette locution : « J’ai pris mon parti sur tout et je jette mon bonnet par dessus les moulins, afin de n’avoir pas la tête si près du bonnet. » Les vieux moulins ont été souvent, depuis le XVIIIe siècle, des cabarets et, par conséquent, des lieux de plaisir ; c’est pour ce motif assez probable que l’on pensait qu’en jetant son bonnet par dessus les moulins, toujours exposés au vent, on ne pourrait pas le rattraper.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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