LA FRANCE PITTORESQUE
Faire un four
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Publié le vendredi 25 novembre 2011, par LA RÉDACTION
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C’est ne pas réussir, surtout en parlant d’un comédien
 

Cette expression s’applique aussi bien à un livre ou à une entreprise qui n’a pas eu de succès.

Autrefois, quand les comédiens ne voyaient dans la salle que peu de spectateurs, au lieu de jouer quand même, comme cela se fait de nos jours, devant des banquettes vides, dans la crainte aussi de ne pouvoir couvrir les frais, ils renvoyaient les spectateurs, éteignaient les lumières dans la salle qu’ils rendaient ainsi obscure comme un four.

Le mot four vient de l’italien fuori qui signifie dehors ; ensuite on l’a employé dans le sens de renvoi. Du mot fuori, on a fait fouor et l’on est arrivé sans transition au mot four. Cette locution date de 1659. On en retrouve un exemple dans une une histoire de Molière par Taschereau.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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