LA FRANCE PITTORESQUE
Etre sur un grand pied
dans le monde
()
Publié le vendredi 25 novembre 2011, par LA RÉDACTION
Imprimer cet article
Jouer un grand rôle dans le monde
 

Au Moyen Age, les grands seigneurs portaient des chaussures qui faisaient paraître leurs pieds énormes. On a conclu de là que c’était une marque de distinction que d’avoir le droit de porter de pareilles chaussures et cette locution est restée comme à l’appui de cette opinion.

La mode de se chausser ainsi était venue, dit-on, du comte d’Anjou, Geoffroy Plantagenet, qui, ayant au bout du pied une excroissance assez forte, avait imaginé de porter des souliers à pointes recourbées afin de dissimuler cette imperfection.

Chacun voulut avoir des chaussures comme celles de ce seigneur et la dimension des souliers devint à cette époque une marque de distinction. On peut citer aussi le pied de Charlemagne, dont le pied a été pris, dit-on, comme unité dans les anciennes mesures de longueur, on disait : Pied de roi.

Ainsi, au XIVe siècle, les souliers ou les bottes d’un prince avaient deux pieds et demi de long, ceux d’un baron deux pieds, ceux d’un chevalier un pied et demi, et ceux d’un simple bourgeois un pied. On donna à ces chaussures qui avaient la pointe recourbée le nom de chaussure à la poulaine (c’était le nom de la partie antérieure d’un vaisseau).

Ce nom de poulaine a dû tirer son origine de la Pologne, car, anciennement, ce pays se nommait Polaine ou Poulaine. Quelquefois, on ornait les bottes ou les souliers à la poulaine de cornes ou de griffes. Cette mode se maintint jusqu’au XVe siècle.

Copyright © LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

Imprimer cet article

LA FRANCE PITTORESQUE