LA FRANCE PITTORESQUE
C’est le pot de terre contre le pot de fer
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Publié le mercredi 1er juillet 2015, par LA RÉDACTION
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Ce proverbe est tiré de l’Ecriture (chap. XIII de l’Ecclésiaste). Il nous rappelle que la prudence nous conseille de ne nous associer qu’avec nos égaux, si nous ne voulons pas engager notre indépendance ou compromettre notre sûreté.

On se sert de cette expression pour caractériser les débats qui s’élèvent quelquefois entre des gens de force inégale, où le plus faible est presque toujours brisé parle plus fort.

Il ne faut donc pas entrer en société avec plus riche ou plus puissant que soi, car celui qui le fait commet une grande faute, en aliénant sa liberté et en risquant d’être humilié ou tout au moins amoindri.

La Fontaine, dans sa table qui a pour titre : Le pot de terre et le pot de fer (livre V, fable II), fait voyager de compagnie un pot de terre et un pot de fer. Le premier est représenté comme la victime d’une association inégale car, au bout de cent pas, il est mis en pièces, étant heurté par son compagnon plus dur que lui matériellement. Voici les derniers vers de cette fable si judicieuse dans ses conclusions :

Ne nous associons qu’avecque nos égaux ;
Ou bien il nous faudra craindre
Le destin de l’un de ces pots.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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