LA FRANCE PITTORESQUE
Avoir de la corde de pendu
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Publié le lundi 21 novembre 2011, par LA RÉDACTION
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On emploie cette locution proverbiale pour désigner une personne qui a de la chance, c’est-à-dire qui réussit au jeu ou dans ses entreprises.
 

On est forcé de prendre dans la superstition l’origine de cette phrase. Dès l’antiquité, à Rome surtout, on attribuait certaines propriétés merveilleuses, surtout pour les maladies, à la corde qui avait servi au supplice d’un pendu.

Au Moyen Age, outre ces propriétés bienfaisantes contre les maux les plus divers, on reconnaissait à la corde d’un pendu la faculté de donner à celui qui la possédait toutes les chances favorables du jeu.

On conte, vers 1479, à Plessis-les-Tours, qu’un fils de paysan ayant eu l’imprudence de cueillir un fruit dans le verger du roi Louis XI, fut pendu sur l’instant par l’ordre de ce dernier. Dès qu’il fut averti de la triste nouvelle, le vieux père vint recueillir le corps de son fils. Il prit également le soin d’emporter la grosse corde et l’accrocha chez lui, au mur de la cheminée.

Grande fut la stupéfaction du vieux serf quand, le lendemain dès l’aube, il s’aperçut que la vieille corde de chanvre s’était changée en corde d’or massif. Il eut donc quelque chose de bon dans son malheur, ce fut de pouvoir connaître un peu l’aisance en vendant cette corde au poids du précieux métal.

Depuis lors, la corde de pendu fut toujours un porte-veine très recherché.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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