LA FRANCE PITTORESQUE
Aux grands maux les grands remèdes
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Publié le lundi 21 novembre 2011, par LA RÉDACTION
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Cet aphorisme peut s’appliquer dans le sens propre comme dans le sens figuré, c’est-à-dire aux maladies morales comme aux infirmités physiques, aux malheurs privés comme aux calamités publiques
 

Pour remédier aux unes, il faut avoir recours aux gens qui savent allier le courage avec la présence d’esprit, et pour les autres, c’est aux hommes de science spéciaux qu il faut s’adresser.

De même que tout chirurgien n’hésitera pas à couper un membre malade pour préserver les autres membres et, par cela même l’existence, ainsi lorsque l’ordre public est menacé ou lorsqu’il s’agit de conjurer un grand malheur, il ne faut pas hésiter à prendre des moyens énergiques et qui paraissent quelquefois empreints d’une certaine cruauté. Le poète Ovide a exprimé celte pensée en ces termes :

Immedicabile yuIdus
Ense recidendum, ne pars sincera trahatur.

dont voici la traduction : Il faut appliquer le fer dans une blessure incurable, pour que les parties intactes ne soient pas gangrenées.

Corneille a dit à peu près la même chose dans ce vers : « Il faut ne craindre rien, quand on a tout à craindre. »

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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