LA FRANCE PITTORESQUE
Aussitôt pris, aussitôt pendus
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Publié le lundi 21 novembre 2011, par LA RÉDACTION
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On emploie ce proverbe pour exprimer qu’une prompte décision a été prise au sujet de certaines personnes
 

Il a trait surtout à des malfaiteurs punis par la justice expéditive du peuple, qui s’empare d’eux et les exécute sur place. Un fait de ce genre se produisit en France, à l’égard de trois membres du Parlement, Brissod, Larcher et Tardif, arrêtés par la faction des Seize le 16 novembre 1591, à neuf heures du matin, jugés à dix et pendus à onze.

En Amérique du Nord, il est plus d’une fois arrivé qu’un coupable, poursuivi par l’indignation publique, a été arraché de sa prison, et, sans aucun jugement préalable, suspendu au premier arbre venu transformé en gibet provisoire pour la punition de son crime, ce qu’on appelle lyncher, justice sommaire s’exécutant en absence de toute autorité légale.

Autrefois, en France (1554), la gendarmerie, qu’on appelait la maréchaussée, faisait juger les voleurs de grands chemins par des juges qui l’accompagnaient toujours et, séance tenante, les sentences rendues étaient mises à exécution.

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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