LA FRANCE PITTORESQUE
Télévision (La) de 1947 imagine
le monde futur et les appareils
modernes de communication
(Source : INA)
Publié le mardi 14 juin 2011, par LA RÉDACTION
Imprimer cet article
Avec un ton résolument humoristique, le film imagine les utilisations et applications de la télévision dans le futur, dans différents domaines. Il annonce l’omniprésence des écrans, l’internet nomade, la prédominance de la forme sur le fond et les images en trois dimensions avec un sens troublant de l’anticipation, où l’on sent l’influence de Barjavel doublée d’un commentaire caustique.
 

« Plus besoin d’acheter un journal : on se branchera sur l’émission d’informations, ou sur l’éditorial politique, ou sur la chronique de mode, ou sur le compte-rendu sportif, voire même sur un problème de mots croisés. (...) La télévision sera pour tous un besoin plus impérieux encore qu’aujourd’hui le cinéma ou la radio. Toutes les voitures seront munies d’un poste récepteur. Espérons qu’il n’y aura pas souvent de mauvaises nouvelles susceptibles d’affoler les conducteurs impressionnables.

« Personne n’y échappera, et les ministres de demain, au lieu d’être choisis comme ceux d’aujourd’hui pour leur valeur, leur intelligence et leur dévouement à la cause publique, seront choisis pour la séduction de leur sourire et leur velouté de leurs yeux. (...) On trouvera un match de boxe dans la soupière. Et quand vous lirez paisiblement au lit, un reportage mal aiguillé fera danser une Bohémienne sur votre édredon. Je te défends de caresser les images, vous dira votre femme. Et vous vous assoupirez en songeant au temps heureux où la télévision sera en relief ; car vous avez soif de progrès. »

Copyright © LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

Imprimer cet article

LA FRANCE PITTORESQUE