LA FRANCE PITTORESQUE
Pataquès
()
Publié le mercredi 16 février 2011, par LA RÉDACTION
Imprimer cet article
Liaison fautive (changer, à la fin des mots, le t en s et le s en t), gaffe grossière
 

Le grammairien Urbain Domergue explique ainsi, dans son Manuel des étrangers amateurs de la langue française, l’origine de cette expression qu’il écrit pat-à-qu’est-ce : un beau-diseur était au spectacle dans une loge à côté de deux femmes, dont l’une était l’épouse d’un agioteur ci-devant laquais ; l’autre, d’un fournisseur, ci-devant savetier.

Les fournitures et l’agio avaient enrichi les deux sans-culottes, et l’or, les diamants, brillaient sur les habits des deux princesses, Domergue voulant signifier à ses lecteurs combien les personnages dont il est ici question avaient peu d’éducation.
Tout à coup le jeune homme trouve sous sa main un éventail : Madame, dit-il à la première, cet éventail est-il à vous ? – Il n’est poin-z-à moi. – Est-il à vous, en le présentant à l’autre ? – Il n’est pa-t-à moi.

Le beau-diseur, en riant : il n’est poin-z-à vous, il n’est pa-t-à vous, je ne sais pat-à-qu’est-ce. Cette plaisanterie a couru dans les cercles, et le mot est resté.

Copyright © LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

Imprimer cet article

LA FRANCE PITTORESQUE