LA FRANCE PITTORESQUE
Journée des Éperons d’or
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Publié le mercredi 14 avril 2010, par LA RÉDACTION
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On appelle ainsi la sanglante bataille de Courtrai, où les Français furent vaincus par les Flamands, le 11 juillet 1302. « Là, disent les chroniques de Saint-Denis, gisoient moult de nobles hommes dont c’est grand dommage : Robert, comte d’Artois ; Godefroi, duc de Brabant, avec son fils le seigneur de Vierzon ; Pierre Flotte, chancelier de France ; Jehan, fils du comte de Hainaut ; Raoul, seigneur de Nesle, connétable de France, et Gui son frère, maréchal de l’Host ; Aimeri le chambellan, comte de Tancarville ; Jacques de Saint-Paul, gouverneur de Flandre, qui était cause de la guerre ; les comtes d’Eu, d’Aumale, de Dreux, de Dammartin, de Soissons, de Vienne, Simon de Melun, maréchal de France, le maître des arbalétriers, Regnault de Trie, le bon chevalier, deux cents chevaliers bannerets, et moult bacheliers et d’écuyers hardis et preux, jusqu’au nombre de six mille hommes d’armes. »

La chevalerie française, sur laquelle avait porté tout le poids de la bataille, n’avait pas encore essuyé un pareil désastre. Les éperons d’or des vaincus furent recueillis par les Flamands et suspendus en trophée dans la principale église de Courtrai. De là vint le surnom donné à cette journée.

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