LA FRANCE PITTORESQUE
Caramels d’Étretat :
renaissance après 15 ans d’absence
(Source : France 3 Normandie)
Publié le mardi 28 janvier 2020, par LA RÉDACTION
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Ils sont la Madeleine de Proust de tout bon Étretatais. Les caramels de la maison Lecœur étaient fabriqués près de l’Aiguille Creuse depuis cinq générations. En 2005, la production s’arrête jusqu’à ce qu’un membre de la famille décide de reprendre le flambeau.
 

Cinq générations se sont succédé à la fabrication des célèbres caramels d’Étretat. La confiserie familiale est fondée en 1850. Installée d’abord au pied de l’Aiguille Creuse, la boutique déménagera à Fécamp avant de revenir à Étretat. En 1973, Gérard Lecœur hérite de l’entreprise et de la recette traditionnelle des caramels : la maison Lecœur est fondée. Le confiseur créera le fameux Rayon Vert, un disque de pâte d’amande recouvert de part et d’autre d’une couche de chocolat noir.

Dans son ouvrage paru en juillet 2019 et intitulé Étretat. Mémoires d’un jeune galet, Franck Mossler, évoquant les vacances d’été d’antan dans la célèbre station balnéaire, écrit : « Jusqu’en 2005, lorsqu’on arrivait à Étretat et avant même de défaire ses bagages, chacun d’entre nous avait deux réflexes : aller voir la mer et s’arrêter chez Lecœur... ou le contraire. C’est que la boutique de notre éminent pâtissier était sur le chemin du Perrey. Pour se mettre immédiatement « dans le bain », notre plus grand plaisir était d’acheter un ou plusieurs gâteaux pour aller les déguster face à cette baie étretataise qui nous collait tant à la peau. Pendant quelques mètres, il fallait s’infliger le supplice de tantale avant d’enlever le petit papier signé Lecœur qui protégeait les quelques bijoux sucrés du vent et des embruns. »

Gérard Lecoeur a transmis la recette des confiseries à son neveu Vincent Faucon
Gérard Lecœur a transmis la recette des confiseries
à son neveu Vincent Faucon. © Crédit photo : France 3 Normandie

Entre de bonnes mains
Il y a un peu plus d’un an, Vincent Faucon, le neveu de Gérard Lecœur, décide de relancer l’activité de la maison familiale. L’oncle est devenu il y a quelques mois le professeur de pâtisserie de Vincent. « J’avais essayé comme ça tout seul mais c’était complètement raté. Mais le goût était quand même là ! Et puis après, il m’a montré », explique Vincent Faucon, confiseur de la maison Lecœur.

La transmission d’une recette originale nécessite beaucoup d’attention. Le jeune confiseur n’a pas le droit à l’erreur, le goût des caramels fabriqués aujourd’hui doit être identique à celui des dernières confiseries sorties de l’atelier en 2005.

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