LA FRANCE PITTORESQUE
Huit chefs-d’œuvre du Louvre
transformés en parfums
(Source : Ouest France)
Publié le samedi 6 juillet 2019, par LA RÉDACTION
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Des parfums inspirés d’œuvres d’art. C’est ce que pourront acheter les touristes qui visiteront le Louvre, jusqu’au 6 janvier 2020. Des senteurs inspirées de La Grande Odalisque d’Ingres ou de La Vénus de Milo, pour découvrir ces chefs-d’œuvre autrement.
 

Des « nez » de grandes maisons de parfums ont créé les senteurs de huit chefs-d’œuvre de la peinture et de la sculpture exposés au Louvre, dans une collaboration inédite entre le plus grand musée français et la marque Officine Universelle Buly.

Ramdane Touhami et Victoire de Taillac qui ont créé il y a cinq ans cette marque présentent huit flacons de parfums du 3 juillet au 6 janvier prochain, dans le décor d’une échoppe du XIXe siècle, dans l’allée du Grand Louvre par laquelle passent les flots de touristes du monde entier.

Conversation dans un parc. Peinture de Thomas Gainsborough (1746)
Conversation dans un parc. Peinture de Thomas Gainsborough (1746)

Cet espace de 50 m2 accueille des concepts créatifs. Une boutique destinée à valoriser des produits dérivés originaux et d’apporter un supplément de ressources. Mais aussi de permettre aux visiteurs « de découvrir autrement les œuvres », explique Adel Ziane, directeur des relations extérieures du musée le plus visité au monde.

L’Officine Universelle Buly – avec un seul « l » – s’inspire de la célèbre maison fondée en 1803 par Jean-Vincent Bully réputé comme le parfumeur du Tout-Paris. « Nous avons choisi une officine qui a une qualité très esthétique, une dimension d’excellence et très patrimoniale », a expliqué Adel Ziane.

La Baigneuse et La Grande Odalisque d’Ingres, Conversation dans un parc de Gainsborough, Saint Joseph charpentier de Georges de La Tour, et Le Verrou de Fragonard, ont été sélectionnées par cinq créateurs de parfums. En sculpture, ce sont La Victoire de Samothrace, la Nymphe au scorpion de Bartolini et La Vénus de Milo que trois autres ont choisies.

Pas de limitation de budget
« Le Louvre m’a approché il y a un an, a raconté Ramdane Touhami. Dans la minute, je leur ai dit que je rêverais que les meilleurs parfumeurs imaginent des parfums pour des chefs-d’œuvre. Il s’agissait de rajouter une dimension olfactive à l’expérience visuelle. J’ai choisi huit parfumeurs, tous des stars. Je leur ai laissé 100 % de liberté, sans limitation de budget. »

Nymphe au scorpion. Sculpture de Lorenzo Bartolini (1835)
Nymphe au scorpion. Sculpture de Lorenzo Bartolini (1835)

Parmi eux, Dorothée Piot, qui travaille pour Robertet, parfumeur de Grasse (Côte d’Azur), a porté son choix sur La Conversation dans un parc : « J’avais envie d’une œuvre fraîche, délicate, une scène en extérieur, bucolique. J’aimais la candeur et la grâce des personnages. Pour concevoir mon parfum, j’ai pensé à des pétales de roses fraîchement écloses dans un écrin de verdure », a-t-elle expliqué.

Pour Adel Ziane, visiter le Louvre « est une expérience qui éveille tous les sens », et « les parfums ont quelque chose à dire sur les collections », notamment d’antiquités. Avant les parfums Buly, la boutique éphémère Swatch by You, qui a fermé mi-juin, avait déjà connu un succès, dans le même espace. Les visiteurs pouvaient créer sur place, en quelques clics, une montre personnalisée, au motif inspiré par la Pyramide, les Saisons d’Arcimboldo, la Galerie de vues de la Rome antique de Panini ou le Sacre de Napoléon de David.

Renseignements pratiques
Officine éphémère Buly au musée du Louvre — Allée du Grand Louvre, sous la Pyramide
Jusqu’au 6 janvier 2020

Ouest France
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