LA FRANCE PITTORESQUE
La Grande Guerre
(Chapitre 40)
(Extrait de « Petite Histoire de France » (par Jacques Bainville),
nouvelle édition 2018 de l’ouvrage paru en 1928)
Publié le mardi 17 avril 2018, par LA RÉDACTION
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À la fin du mois de juillet 1914, l’ambassadeur d’Allemagne à Paris avertit le gouvernement français qu’il lui ferait la guerre si la France restait fidèle à l’alliance russe. À la vérité, l’Allemagne cherchait un prétexte quelconque, et c’était bien la France qu’elle avait l’intention d’attaquer. On négociait encore, lorsque Guillaume II inventa que des avions français étaient venus voler au-dessus de Nuremberg, et la guerre nous fut déclarée.

Ce fut la plus grande guerre et la plus terrible de tous les temps. Non seulement elle dura plus de quatre années, non seulement dix millions d’hommes y périrent, non seulement on se battit dans presque toute l’Europe, mais l’Allemagne était si forte et si dangereuse pour la liberté des autres peuples, que vingt-sept nations, y compris la grande République des États-Unis d’Amérique, durent s’unir pour venir à bout de l’Empire allemand. Dans cette lutte, ce fut aussi la France qui fit le plus de sacrifices après avoir sauvé le monde à la bataille de la Marne.

Grande Guerre de 1914 à 1918. Illustration extraite de Petite Histoire de France de Jacques Bainville, paru en 1928
Grande Guerre de 1914 à 1918. Illustration extraite de
Petite Histoire de France de Jacques Bainville, paru en 1928

Les Allemands en voulaient si bien à la France, que, pour arriver plus vite à Paris, ils traversèrent la Belgique, bien qu’ils n’en eussent pas le droit, car ils s’étaient engagés eux-mêmes à la respecter. Ils violèrent cyniquement leur parole : « Chiffon de papier ! » dit leur chancelier. Ils croyaient alors que la victoire effacerait ce parjure.

Et ils se crurent bien près d’être victorieux. En effet, ayant passé à travers la Belgique, alors que l’armée française les attendait sur les Vosges, ils avancèrent à marches forcées et envahirent nos départements du Nord, se rapprochant tous les jours de Paris. Sûrs d’eux-mêmes, ils criaient joyeusement : Nach Paris !

Ils étaient trop sûrs d’eux-mêmes. Les présomptueux sont toujours imprudents. Le général von Kluck s’imagina que les soldats français, s’étant repliés devant l’avalanche, étaient battus d’avance. Mais il y avait, dans le camp retranché de Paris, un chef énergique, Gallieni, qui observait tous ses mouvements. Il sut, par un avion, que von Kluck s’était découvert. Aussitôt, réquisitionnant tous les taxis de Paris, il envoya...

Lire un extrait du chapitre 39

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de l’ouvrage paru en 1928 de Jacques Bainville, entièrement
recomposé
et enrichi de 60 lithographies et dessins en couleur
Petite Histoire de France, par Jacques Bainville
Éditions La France pittoresque. 82 pages. Format 21,5 x 28 cm
Prix : 19,90 euros. ISBN : 978-2-367220253. Paru en avril 2018
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