LA FRANCE PITTORESQUE
Les Vérités de la Palisse :
le bonbon et son histoire
(Source : France Bleu)
Publié le lundi 19 février 2018, par LA RÉDACTION
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Quelle lapalissade régale Lapalisse, dans l’Allier ? Confiseur du village, Jean Sauvadet eut l’idée d’appeler ses nouveaux bonbons — créés en 1922 — et son magasin « Les Vérités de Lapalisse »
 

Le jeu de mot fait alors référence à l’histoire de Jacques II de Chabannes (1470-1525), seigneur de La Palice, l’un des maréchaux de France les plus réputés de son temps. Ayant servi avec Charles VIII, Louis XII, puis François Ier, il meurt en 1525 lors de la bataille de Pavie (Italie).

Pour lui rendre hommage, ses soldats écrivent une chanson à l’occasion du rapatriement de son corps en France. On peut en retrouver l’un des couplets, inscrit sur sa tombe :

Hélas, s’il n’était pas mort
Il serait encore envie.
Les Vérités de La Palisse
Les Vérités de la Palisse. © Radio France - Patrice Dourlent

La retranscription de cette phrase fut l’objet de la première lapalissade :

Regretté de ses soldats
Il mourut digne d’envie
Et le jour de son trépas
Fut le dernier de sa vie.

Cette évidente vérité est attribuée à tort au Maréchal de La Palice qui doit régulièrement se retourner dans sa tombe ! Mais revenons à nos bonbons. Dans une coque croustillante de sucre cuit se cache un caramel presque liquide, au lait et au beurre, parfumé de pulpe de fruits. L’emballage individuel préserve les confiseries fragiles dans leur jolie boîte ronde métallique. Les papiers sont aux couleurs des parfums : café, framboise, myrtille ou noisette.

Si elles nous régalent, c’est qu’elles sont délicieuses
Jacques de La Palice étant enterré dans la nef de la chapelle, d’un château du village de Lapallisse, Jean Sauvadet qui avait à l’époque le sens de la communication, obtient l’accord du descendant du Maréchal, le marquis de Chabannes, pour créer des emballages en rapport avec l’anecdote. Il diffuse dans les boîtes de ses confiseries les 24 quatrains d’une chanson écrite au XVIIIe siècle par Bernard de La Monnoye, académicien français :

(...)
Il voulait dans ses repas
Des mets exquis et fort tendres
Et faisait son mardi gras
Toujours la veille des Cendres.
De l’inventeur du raisin
Il révérait la mémoire
Et pour bien goutter le vin
Jugeait qu’il fallait en boire.
(...)

Ces Vérités valent bien une lapalissade : si elles nous régalent, c’est qu’elles sont délicieuses !

Site Internet : http://www.aux-verites-de-lapalisse.com

Capucine Frey et Atelier de création Grand-Ouest
France Bleu

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