LA FRANCE PITTORESQUE
O vanas hominum mentes,
ô pectora caeca !
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Publié le lundi 27 juin 2016, par LA RÉDACTION
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O esprits vains des hommes, ô coeurs aveugles !
 

Vérité que bien souvent l’on a répétée depuis Lucrèce, l’auteur du poème de la Nature.

« Je me disais : Voilà donc jusqu’où Voltaire est descendu pour nier le déluge, en haine de la religion, et voilà jusqu’où descend Buffon pour établir qu’il n’y a rien de beau que la prose ! O vanas hominum mentes, o pectora caeca ! » (LA HARPE)

« Hélas ! Ces pauvres Arabes qui n’ont pas chemises ne s’informent pas si nous existons ; ils pillent des caravanes et mangent du pain d’orge ; et nous nous tourmentons pour savoir s’il y a eu des roitelets dans un canton de l’Arabie Pétrée avant qu’il y en eût dans un canton voisin, à l’occident du lac de Sodome : O vanas hominum mentes, ô pectora caeca ! » (VOLTAIRE, Dictionnaire philosophique)

« Madame du Châtelet va, tout armée de compulsoires, de requêtes et de contredits, perdre son argent et son temps à gagner des incidents inutiles d’un procès, qui sera jugé à la quatrième ou cinquième génération : O vanas hominum mentes, ô pectora caeca ! » (VOLTAIRE, Lettre à M. d’Argental)

« Le fanatisme des opinions littéraires peut devenir atroce comme toute autre espèce de fanatisme. L’assassinat de Zoïle (brûlé vif pour avoir attaqué Homère) en l’honneur d’Homère et celui de Ramus en l’honneur d’Aristote, font voir de quels excès l’esprit humain n’est que trop capable : O vanas hominum mentes, ô pectora caeca ! » (LA HARPE)

« J’ai vu un grand amateur de la république se lamenter sérieusement de ce que les Français n’avaient pas aperçu dans les œuvres de Hume la pièce intitulée Plan d’une république parfaite : O vanas hominum mentes ! » (Joseph DE MAISTRE)

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