LA FRANCE PITTORESQUE
Ad hoc
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Publié le jeudi 14 avril 2016, par Redaction
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Pour cela
 

Un avocat, s’il ne trouve pas de loi qui puisse faire triompher sa cause, en forge une ad hoc. Pour traiter une affaire délicate, on choisit un homme ad hoc, spécial, connaissant bien la matière dont il s’agit.

« Au Moyen Age, quand un homme était soupçonné d’un crime et qu’il voulait prouver son innocence, il avalait une bouchée de pain bénite ad hoc par son accusateur, après avoir prié le Ciel que cette bouchée, s’il était coupable, lui servit de poison. Innocent, il avalait sans difficulté ; coupable, la fatale bouchée devait l’étrangler au passage. » (GÉNIN)

« Quoi ! s’écria le général, le prisonnier a des menottes dans l’intérieur de la citadelle ! Cela est contraire au règlement, à moins d’un ordre ad hoc, ôtez-lui les menottes. » (H. BEYLE, La Chartreuse de Parme)

« Comme ces traducteurs de Shakespeare comprenaient confusément leurs efforts inutiles et désespérés autant que désespérants, ils ont rêvé les uns et les autres un théâtre ad hoc et aussi un public ad hoc. » (Jules JANIN)

« Paul Ierer avait établi la loi salique de la manière du monde la plus solennelle. Le lendemain, son fils l’a révoquée. Je crois incontestable qu’aucune loi véritablement fondamentale et constitutionnelle ne peut être écrite, et que si elle est écrite elle est nulle. Vous prendrez peut-être cela pour un paradoxe, c’est cependant une vérité, et je l’ai appuyée, dans un écrit ad hoc, de tant de preuves logiques et historiques, que j’ai entièrement convaincu de fort bons esprits. » (Joseph de MAISTRE)

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Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270.

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