LA FRANCE PITTORESQUE
La Rosalie : un éclair au bleuet
en hommage aux Poilus
(Source : France 3 Picardie)
Publié le mardi 12 avril 2016, par LA RÉDACTION
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Jérôme Dubief, pâtissier à Anizy-le-Château, dans l’Aisne, propose depuis un an une pâtisserie originale à ses clients. Un éclair au bleuet — la fleur des Poilus —, baptisé Rosalie, du nom de la baïonnette des soldats. Un hommage plutôt insolite.
 

Installé depuis deux ans et demi à Anizy-le-Château, Jérôme Dubief a imaginé l’an dernier la Rosalie. « Nous ne sommes pas loin du Chemin des Dames, c’est le Centenaire de la Grande Guerre, je trouvais ça dommage qu’il n’existe rien en pâtisserie pour rendre hommage aux soldats », raconte-t-il.

Un éclair au « parfum d’histoire »
Après quelques recherches, il trouve rapidement son idée. « Mais ça n’a pas été évident de dénicher l’arôme de bleuet », précise Jérôme. Des fleurs de bleuet séchées complètent la composition. À quel goût s’attendre ? « Au parfum de l’histoire, je réponds toujours ça à mes clients », s’amuse Jérôme, qui préfère garder le mystère pour inciter les curieux à goûter ses créations. « Pour l’instant, je n’ai eu que des bons retours ».

Dans la Somme, il existe déjà des éclairs au coquelicot, fleur emblème des soldats anglais. Avec la Rosalie, les soldats français auront eux aussi droit à leur hommage sucré.

La Rosalie
La Rosalie. Couleur, forme, nom, goût, tout est fait dans cette pâtisserie pour
rendre hommage aux soldats de la Première Guerre Mondiale. © Jérôme Dubief

Des partenariats avec des associations et des musées
Les éclairs, dont le modèle a été déposé à l’INPI, Institut National de la Propriété Intellectuelle, sont commercialisés depuis juin 2015. En près d’un an, 1500 Rosalie ont été vendues. Et des partenariats noués avec des associations et musées consacrés à la Grande Guerre.

Désormais, Jérôme Dubief travaille à l’élaboration d’une nouvelle création : un gâteau baptisé Le Centenaire, aux couleurs du drapeau, parfumé au bleuet, vanille et coquelicot. Il doit être prêt pour le 16 avril, pour la commémoration de « l’offensive Nivelle » de 1917.

Une commercialisation limitée
Pour que la Rosalie ne soit « pas une pâtisserie comme les autres », Jérôme ne la commercialisera que jusqu’en 2018. « Après cette date, les éclairs bleus ne seront fabriqués que deux fois par an, pour le 16 avril et le 11 novembre, ou alors sur commande », conclut le pâtissier.

Alice Robinet
France 3 Picardie

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