LA FRANCE PITTORESQUE
Dijon : une histoire d’amour avec la vigne
(Source : Le Bien Public)
Publié le lundi 17 août 2015, par LA RÉDACTION
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L’office de tourisme a souhaité valoriser le rôle du vin dans l’histoire de la ville en proposant, depuis 2013, une visite sur ce thème
 

C’est un beau roman qui débute dès l’Antiquité, où la vigne naît sur les coteaux de ce qui deviendra Divio puis Dijon. C’est une belle histoire, écrite durant deux mille ans et racontée aux visiteurs par Guy Tonnelier, notre guide au nom prédestiné. Du palais des Ducs et ses imposantes cuisines, à La Fine Heure, cave à manger de la rue Berbisey, il n’y a que de nombreux pas, tout en découvrant l’hôtel de Vogüé, le cellier de Clairvaux puis les Halles et la place du ­Bareuzai.

Quatre crus en ville
En 1878, le phylloxera décime les 1 438 hectares du vignoble dijonnais qui n’en couvre plus que 45, en 1901, et qui doit encore affronter l’urbanisation à partir des années 1960. Aujourd’hui, le domaine de La Cras compte 8 hectares, celui de Montre-Cul, au sud de ­Dijon, en compte 4, tandis que seulement 35 centiares sont consacrés au cru des Marcs-d’Or, au pied des tours de la Fontaine-d’Ouche, la minuscule parcelle des Valendons ayant une production confidentielle.

Fêtes des Vignes 1956 à Dijon
Fêtes des Vignes 1956 à Dijon

La qualité recherchée par les grands ducs
Les fastes de la cour des ducs de Bourgogne représentent un soutien politique et commercial de poids pour la production viticole, « exportée » à Paris, au nord du royaume de France et au sud des Pays-Bas. Le troc du précieux liquide contre des draps, du poisson séché ou salé, dynamise le commerce local. Mais au milieu du XIVe siècle, un nouveau cépage apparaît, très productif. Le gamay supplante alors le pinot noir. En 1395, une ordonnance de Philippe le Hardi interdit le gamay, « ce plant déloyal » et le voue à l’arrachage, ordonnance renouvelée en 1441 par Philippe le Bon, nos ducs apportant ainsi les premières lettres de noblesse au vin de Dijon et de la côte bourguignonne, « le meilleur vin de la chrétienté ». Pas chauvins, les ducs, qui ont possédé jusqu’à 100 hectares de vigne, mais des décisions essentielles pour l’avenir...

Avocats et parlementaires
En 1480, le parlement de Bourgogne quitte Beaune pour Dijon et transforme la vie de cette dernière. Riches parlementaires et avocats s’y installent et vont, au fil des siècles, se faire construire des hôtels particuliers prestigieux. On en compte aujourd’hui plus de cent, tous initialement équipés, en sous-sol et entresol d’un pressoir et d’une cuverie destinés aux fruits des vignes dont ils sont propriétaires. Bacchus aura donc influencé jusqu’à notre architecture !

Les faits historiques et anecdotes relatés par notre guide passionnent son auditoire, jusqu’aux commentaires œnologiques de Jonathan Mollion, spécialiste maison de La Fine Heure , partenaire de l’office de tourisme pour une dégustation concluant cette belle promenade autour du vin.

Renseignements :
Office de tourisme, 11, rue des Forges, tél. 08.92.70.05.58

Le Bien Public

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