LA FRANCE PITTORESQUE
La santé au Moyen Age :
exposition à la Tour Jean sans Peur
(Source : Tour « Jean sans Peur »)
Publié le samedi 3 janvier 2015, par LA RÉDACTION
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Comment conçoit-on le corps au Moyen Âge ? Sur quelles théories reposent les pratiques médicales ? Comment et avec quoi fabrique-t-on les médicaments ? Comment se déroule un rendez-vous chez le médecin ? Comment pratique-t-on l’anesthésie ? Du cabinet médical à l’hôpital, le médecin du Moyen Âge a laissé une trace durable.
 

À travers six grands thèmes (les principes de santé, les pratiques médicales, la santé publique, les maladies, l’arsenal des médecins et la chirurgie), près de cent documents, des images étonnantes et des recettes, cette exposition invite le visiteur à s’identifier au médecin ou au patient à la fin du Moyen Âge en Occident. Elle rend également compte de certains liens existant entre les pratiques médicales de la fin du Moyen Âge et les pratiques actuelles.

Les principes de santé
Chez l’homme médiéval, la bonne santé est définie par l’équilibre entre quatre qualités (chaud, froid, sec et humide). Leurs combinaisons donnent naissance aux humeurs (sang, flegme, bile et mélancolie). Ainsi, le sang est chaud et humide. Les maladies proviennent donc logiquement du déséquilibre des humeurs engendré par de multiples contextes comme le milieu de vie, les saisons, les différents âges, etc.

Les pratiques médicales
Par ailleurs, le médecin s’appuie sur le principe des « signatures » : la partie malade est soignée par la plante, la pierre ou l’animal possédant une forme ou une couleur comparable. La religion est toujours présente. Les patients se soignent en se signant et le personnel soignant est invité à recevoir le malade comme s’il était le Christ en personne. Les médecins, par les dissections, connaissent les fonctions des organes, le nombre d’os du squelette, le rôle des nerfs dans la diffusion des cinq sens, ainsi que le nombre de veines et artères.

La santé publique
Avec la naissance de l’Université, médecine (soin des maux internes) et chirurgie (traitement des abcès et des plaies) se séparent, entraînant une rivalité entre les deux métiers. Les médecins contrôlent également annuellement les produits des apothicaires. Dans les grandes villes, les malades peuvent se rendre dans les hôtels-Dieu (100 à 600 lits). Ailleurs, ils ont accès aux hôpitaux (20 à 80 lits) ou aux maisons-Dieu (4 à 20 lits).

Opération d'un aposthume, sous la conduite d'un médecin
Opération d’un aposthume, sous la conduite d’un médecin

Les maladies
Tout accident et toute souffrance sont des maladies. Ainsi est-on malade d’une chute ou d’un accouchement, voire de vieillesse. Le Moyen Âge a ses maladies caractéristiques comme la lèpre, la peste, le mal des Ardents (dû à l’ingestion de l’ergot de seigle), la variole, l’hydropisie, ou bien la goutte. Le manque d’hygiène dans les habitats pauvres favorise aussi la gale et la teigne.

La consultation
Chez le médecin, la consultation débute par un entretien au cours duquel le patient décline son identité, sa profession, son âge... Le médecin peut examiner les urines, le sang, les selles voire les crachats. Il dispose de tout un arsenal pour soigner sur place : pansements, clystères pour effectuer des lavements, suppositoires végétaux, collyres, sangsues.

La chirurgie
Si la médecine est contrôlée par les clercs, la chirurgie est assumée par des laïcs (chirurgiens, barbiers, forgerons...). La douleur est prise en compte dès les Xe et XIe siècles, sous l’influence de la médecine arabe, mais son traitement coûte cher. Ainsi le malade fortuné est-il endormi à l’aide d’une éponge gorgée d’anesthésiques à base d’opium, de mandragore voire de ciguë. Les risques de tels opérations obligent le patricien à faire signer un contrat au patient afin d’éviter tout conflit. Malgré tout, priorité est donnée au soutien et à l’accompagnement du patient compensant le caractère inéluctable de la souffrance et de la mort.

Renseignements pratiques :
Jours et Horaires d’ouverture : 13h30 - 18h
Vacances de Noël : 26, 27 et 28 déc. - 2, 3 et 4 janvier
Puis du 7 janvier au 5 avril 2015, du mercredi au dimanche

Accès : 20 rue Étienne Marcel, 75002 Paris
Métro : ligne 4, station Étienne Marcel
Bus : ligne 29, arrêt Turbigo / Étienne Marcel
RER : lignes A, B, D, station les Halles
Parkings : Les Halles-Nord et Saint-Eustache

En savoir plus : www.tourjeansanspeur.com

Tour Jean sans Peur

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