LA FRANCE PITTORESQUE
Tomates anciennes (Les) font leur
show ce week-end près de Tours
(Source : Le Figaro)
Publié le samedi 13 septembre 2014, par LA RÉDACTION
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Vous raffolez des tomates anciennes, acidulées, juteuses et croquantes à souhait ? Vous rêvez de vous procurer des semences pour en cultiver dans votre jardin ou sur votre balcon ? Alors ne manquez pour rien au monde le 16e festival de la tomate et des saveurs qui se tient, samedi et dimanche, au château de la Bourdaisière.
 

Un festival rien que pour elle ! La petite tomate des Incas n’en revient pas d’être, pour la seizième année consécutive, la vedette de cette fin d’été au château de la Bourdaisière. Entre Tours et Amboise, à l’ombre du berceau de Gabrielle d’Estrées, favorite du bon roi Henri, se tient le potager de Louis-Albert de Broglie. Sacré collection nationale il y a 15 ans, l’endroit accueille aujourd’hui plus de 650 variétés de ce fruit-légume dont la famille compte quelque 10 000 membres.

Rondes, longues, côtelées, en grappes comme du raisin, ou énormes en forme de citrouilles, une centaine de ces anciennes demoiselles prêtent leurs couleurs et leurs chairs magnifiques à toutes les fantaisies de l’œil et des papilles. On les voit chez elles, dans leur vie quotidienne, palissées à des trépieds en forme de tipi qui permettent à leur exubérance, de s’exprimer à l’aise.

Téton de Vénus
Au détour des allées, on tombe sur des raretés aux noms aussi surprenants que leurs saveurs. Des Téton de Vénus, jaunes ou rouges, aux belles Believe-it-or-not, en passant par les célèbres Cœur de bœuf, les Ananas ou même, ne soyons pas rancuniers pour un petit embargo, les Perestroïka roses : toutes les tomates anciennes du potager ont fait le vœu de nous surprendre.

Tomates anciennes
Tomates anciennes

Logées au cœur d’un jardin aromatique où trônent 27 sortes de basilic, 20 menthes différentes, des thyms, et de l’origan, les pensionnaires de Louis-Albert de Broglie, alias le Prince Jardinier (le nom de la marque qu’il a créée), trouvent leur consécration au « bar à tomates » où Laurence Jakus, la jolie chef de cuisine du château, les accommode. Cette année, parce que Louis-Albert de Broglie a, pour Disneyland Paris, dessiné le jardin de Ratatouille, la jeune femme a concocté une version toute personnelle de ce plat provençal. Elle multiplie aussi les mélanges étonnants, élabore des chutneys, confitures ou gelées dont elle nappe des tartes, des crumbles où fraises et pommes rejoignent les tomates, des œufs pochés mariés à des coulis épicés, des salades où la solanacée cohabite avec des pétales de soucis, de coquelicots, de cosmos ou de marguerites.

Semences maison
« Ventre affamé n’a pas d’oreilles ». Mais panse comblée peut tout entendre... On s’attache alors aux pas de Nicolas Toutain, le jardinier en chef de la Bourdaisière qui a classé ses pensionnaires par ordre alphabétique pour qu’on puisse mieux les retrouver. Curieux et infatigable, il fait revivre chaque année, des dizaines de variétés de tomates anciennes dont il a récupéré les graines et ne se fait pas prier pour expliquer aux amateurs les grandes règles des semis, de la taille, du tuteurage et de l’entretien des plants. Cette année, malgré l’exceptionnelle pluviométrie, il a réussi en partie, à coup de bouillie bordelaise, de purin d’ortie, et en utilisant certains auxiliaires car ici, bien entendu, tout est bio, à freiner ce mildiou détestable qui fait pourrir sur pied les espèces les plus robustes.
Variétés introuvables

On ira ensuite faire danser l’anse du panier en faisant provision de semences maison, à faire prospérer lorsque sera revenue l’heure d’été ; on fera son marché parmi les collections du conservatoire, ouvertes, une fois l’an seulement, ou à la ferme d’Avenir où prospèrent aussi d’autres légumes. On découvrira des variétés de tomates introuvables (nous en avons goûté 8 ; découvrez-les dans notre diaporama) et enfin, l’on flânera près des étals des 50 exposants de ce festival qui proposent, des livres, des objets, des produits de beauté et bien sûr, des tomates anciennes à foison.

Valérie Lejeune
Le Figaro

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