Emmanuel et Henri du Ranquet aimaient trop leur ville de Montferrand pour accepter que, « pierre à pierre des mains sacrilèges et avares » en dispersent « les trésors » et substituent le néant et l’oubli au devoir de mémoire. Aussi, dès l’avant-propos, exhortent-ils leurs compatriotes en ces termes : « Ce sont vos ancêtres qui ont construit ces logis magnifiques ; ce sont eux qui ont taillé ces pierres, qui ont sculpté ces décorations exquises, forgé ces fers, élevé ces lucarnes, ces tourelles, ces balcons. »
Impossible de faire comme si l’histoire de Montferrand commençait en 1730, « date entre toutes fatale, qui, par l’union décidée avec Clermont, la fit disparaître, absorbée par sa compagne déjà tentaculaire ». Son origine est très ancienne et son passé prestigieux. Avec un grand souci de rigueur et une passion communicative les auteurs brossent le panorama grandiose de Montferrand au cours des siècles, « ville de grand trésor et de pillage, riche en soi et marchande, où il y avait de riches vilains à foison », d’abord civitas Arvenorum à l’époque romaine, puis puissante cité féodale..
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