Entre les faveurs de Rome et l’ombre de Marseille, découvrez le destin tourmenté d’Antibes, cité millénaire au cœur des rivalités antiques
Les deux peuples ennemis de l’Antiquité s’opposent aussi quant au sentiment qui les lie à Antibes. Les Romains lui consentent toutes les faveurs : ils s’en font une place d’armes, y installent des garnisons, décorent les édifices publics et lui accordent des privilèges. Les Grecs lui portent au contraire un mauvais coup : donnant tous les moyens à Marseille pour qu’elle devienne la plaque tournante des relations commerciales, ils étouffent l’épanouissement d’Antibes.
La ville n’en perd pas pour autant son attrait : par deux fois elle est cédée comme un prix de bravoure à un guerrier hors pair. Théobaldo de Grimaldi, terrasseur des Sarrazins, la reçoit en 752 de Pépin le Bref. Rodoald de Grovette, lui, s’illustre contre les Maures : il est alors nommé prince d’Antibes...
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