Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 27 mai DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
 
« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)
 

 
NOUS REJOINDRE SUR...
Nous rejoindre sur FacebookNous rejoindre sur TwitterNous rejoindre sur LinkedInNous rejoindre sur VKNous rejoindre sur InstragramNous rejoindre sur YouTubeNous rejoindre sur Second Life

14 mai 1736 : mort du duc du Maine

Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, événements > Mai > 14 mai > 14 mai 1736 : mort du duc du Maine
Éphéméride, événements
Les événements du 14 mai. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique
14 mai 1736 : mort du duc du Maine
Publié / Mis à jour le lundi 13 mai 2013, par LA RÉDACTION
 

Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, né en 1670 de Louis XIV et de madame de Montespan, fut élevé par madame de Maintenon, devint colonel-général des Suisses et Grisons, grand-maître de l’artillerie en 1688, épousa la petite-fille du grand Condé en 1693, entra malgré lui dans les idées ambitieuses de son épouse, et obtint en 1714 du roi son père un édit qui appelait ses enfants et leur postérité à la succession à la couronne.

Cet édit fut en partie l’ouvrage de la duchesse son épouse ; mais le duc n’avait pas dans le caractère la fermeté nécessaire pour en suivre les effets. Tandis que le duc d’Orléans mettait tout en œuvre pour se ménager la régence, malgré les dispositions du testament de Louis XIV, le duc du Maine, plus occupé de littérature que de politique, s’amusait à traduire l’Anti-Lucrèce ; ce qui donna lieu à cette réflexion de la duchesse : « Vous trouverez un beau matin, en vous éveillant, que vous êtes de l’Académie, et que le duc d’Orléans a la régence. »

C’est ce qui arriva. Le duc du Maine fut seulement confirmé dans les honneurs de prince du sang. Louis XIV l’avait aussi nommé surintendant de l’éducation de son successeur ; mais cette clause eut le même sort que le testament. La duchesse du Maine et son mari furent arrêtés en 1718, et conduits l’une au château de Dijon, et l’autre à celui de Dourlens, et ne furent mis en liberté qu’en 1720. Voici le portrait, un peu flatté, qu’en trace madame de Staël dans ses Mémoires :

« Ce prince avait l’esprit éclairé, fin et cultivé, toutes les connaissances d’usage, spécialement celle du monde, au souverain degré, un caractère noble et sérieux. La religion, peut-être plus que la nature, avait mis en lui toutes les vertus, et le rendait fidèle à les pratiquer. Il aimait l’ordre, respectait la justice, et ne s’écartait jamais des bienséances. Son goût le portait à la retraite, à l’étude et au travail.

« Doué de tout ce qui rend aimable dans la société, il ne s’y prêtait qu’avec répugnance. On l’y voyait pourtant gai, facile, complaisant, et toujours égal. Sa conversation solide et enjouée était remplie d’agréments, d’un tour aisé et léger ; ses récits amusants ; ses manières, noblement familières et polies, son air assez ouvert. Le fond de son cœur ne se découvrait pas : la défiance en défendait l’entrée, et peu de sentiments faisaient effort pour en sortir. »

 
 
Même section >

Suggérer la lecture de cette page
Abonnement à la lettre d'information La France pittoresque

Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation
Éphéméride : l'Histoire au jour le jour. Insertion des événements historiques sur votre site

Vos réactions

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France
 
Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !